Internet : risques et opportunités

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Internet : risques et opportunités

Message  Admin le Ven 15 Oct - 12:20

Internet : « piège à cons » ou merveilleux outil ?

L’internet est une solution tentaculaire en quête d’innombrables problèmes à résoudre. Ses applications sont quasi illimitées et concernent tout ce qui peut s'exprimer en mots, en images, en sons ou en concepts. Ses caractéristiques sont liées aux bénéfices de réseaux de transmissions numériques inter-connectables à l'infini, avec une capacité de stockage des données considérable, une quasi simultanéité des échanges à des coûts d'utilisation extrêmement bas.

Il génère des marchés nouveaux importants (équipements numériques, réseaux, services, publicité, etc.) engendrant un dynamisme économique sans précédent. C'est aussi sa capacité à créer d'une part, des outils de communication de plus en plus simples et puissants qui se révèlent rapidement indispensables comme le mail ou le web, et d'autre part, des usages séduisants mais aussi… addictifs et largement sensibles aux effets de modes.

Pour appréhender cet univers d'une infinie complexité on peut distinguer :
- les divers outils ou services disponibles sur Internet, avec leurs avantages et leurs inconvénients.
- les différents types d’utilisateurs et les usages qu’ils en font.
- les acteurs économiques du marché.
- les effets sur les individus et la société.

Internet se révèle alors avec ses potentialités remarquables, mais avec aussi ses aspects pervers. Internet n'est qu'un outil mais il peut produire le meilleur comme le pire en fonction des buts qu'on lui assigne et de la manière dont, consciemment ou non, on l'utilise. Ce qui, finalement, nous ramène à l'essentiel : l'humain qui, lorsqu'il échappe au monde numérique, finit toujours par se retrouver dans la « vraie vie ».

Les outils d’internet : une interactivité foisonnante aux contours flous

Pour fixer les esprits, on peut proposer ici une classification arbitraire et non excusive des outils, des techniques ou des procédures utilisées sur Internet. Cependant les frontières entre eux sont assez floues et évolutives. Ainsi :
- certains outils sont plus ou moins interactifs avec l’internaute
- un blog pour ressembler à un forum
- un internaute peut se créer son propre réseau social personnel
- un site commercial peut s'adjoindre un forum ou un site de rencontres
- tous ces sites peuvent s'interconnecter, offrir des fonctions communes ou se renvoyer les uns aux autres.

Sous réserve de la précaution indiquée ci-dessus, on retiendra par exemple la typologie suivante qui permettra de passer en revue les principaux outils et offres disponibles sur internet :

Outils de communication basiques :
- email
- sites web
- blogs
- communication voix / image / texte : Skype
- podcast (cité bien que non interactif)

Moteurs de recherche
- exemple Google, Yahoo, etc.

Sites de diffusion de vidéo
- exemple : www.YouTube.com

Réseaux sociaux
- généralistes : Facebook, Skyblogs, Seconde Life, Flickers, MySpace, Twitter etc.
- spécialisés : Généalogie, mémoire, copains, etc.

Sites participatifs
- culturel : www.wikipedia.fr
- d’échange : www.eBay.com
- de rencontre : www.Meetic.fr
- dédiés à une activité : forums de discussion

Sites commerciaux (cités pour mémoire)
- achat en ligne
- services financiers, etc.

Evolution des contenus et des médias

Du sérieux au futile
Si l'on examine l'évolution des contenus offerts par les différents supports : papier, radio, télé, ou Internet, on constate que celle-ci est assez similaire. Lorsque les médias sont rares, leur contenu est riche, lorsqu'ils abondent, il s'appauvrit. La part culturelle ou éducative laisse alors place au simple divertissement.
Ainsi, l'imprimerie fut inventée pour diffuser la Bible et quelques œuvres savantes. À mesure que son coût baissa, elle servit à produire de plus en plus de publications divertissantes et éphémères comme les gazettes, les romans puis les magazines populaires, avec de moins en moins de textes et davantage de photos, plus simples et plus attrayantes à regarder.
La même évolution se produit avec tous les médias et Internet n'y échappe pas. Au début, il fut utilisé par les militaires et l'université pour échanger des données. Puis grâce aux progrès de l'électronique numérique et des réseaux devenant moins rares et infiniment moins coûteux, internet s'imposa comme média universel d'information, de culture, d'échanges mais aussi et surtout désormais de divertissements et de pubs. Ce glissement du sérieux au futile, est dû au modèle économique de ce marché qui se nourrit de publicité, ce qui oblige élargir sans cesse l’audience pour subsister.
D’autre part, la facilité d’utilisation permet des téléchargements simples et économiques. Par exemple les internautes ont téléchargé sur le site iTune d’Apple 12 milliards de chansons ou plus d’un millions d’émissions comme « 2000 ans d’histoire » en juillet 2010.

L'illusion de la gratuité
La plupart des internautes se sont habitués à ce que tout semble gratuit sur Internet. Ils oublient cependant que, dans une économie de marché tout se paie, d'une manière ou d'une autre.
Le moteur économique d'Internet est presque exclusivement la publicité. Sa forme la plus apparente est constituée par les bandeaux qui apparaissent un peu partout sur les écrans, soit de manière permanente, soit de manière temporaire. Sa forme la plus discrète, qui est aussi la plus efficace provient du classement préférentiel accordé par les moteurs de recherche aux annonceurs qui payent afin d’être cités. La visibilité des produits n’est plus fonction de leur valeur ou de leur intérêt, mais bien de leur budget publicitaire. Une autre ressource plus pernicieuse encore provient de la vente de fichiers d'adresses e-mail et des données personnelles des internautes dont l'activité laisse des traces sur le Web. Le problème des risques liés au non-respect de la vie privée qui en résulte fait désormais largement débat.

On ne prend pas les mouches avec du vinaigre
Une partie essentielle du contenu et du trafic d’internet répond à des exigences similaires à celles des chaines de TV privées qui se financent aussi exclusivement par la publicité. Une mise en parallèle avec ce qui s’est produit sur le « PAF » peut éclairer la manière dont peut évoluer l’internet. On pourrait, sans exagérer dire que la plupart des chaînes TV sont devenues des entreprises à vendre de la pub. Plus elles ont d’audience et plus elles ont d'annonceurs donc de chiffre d'affaires et de bénéfice, but ultime de l'entreprise in fine. L’obligation de résultat condamne ces chaînes à devoir se cantonner dans le divertissement populaire le plus racoleur. La télé réalité en est une illustration exemplaire.
En analysant les outils et médias offerts par Internet, on s'aperçoit que ce qui fait les raisons de son succès phénoménal obéit à cette même logique qui conduit au sérieux futile. Finalement, rien n’a beaucoup changé, nous sommes toujours comme les Romains qui réclamaient « du pain et des jeux ». Les gens qui ont le pain cherchent aujourd'hui encore désespérément des jeux, leur quête de divertissement les oblige à supporter la pollution considérable générée par la publicité. Ils finissent étrangement à s'habituer à celle-ci. Ils supportent sans broncher 15 minutes par heure de programme à la télévision, et des affichages incessants sur les écrans de leurs PC. On ne sait pas encore où se trouve le niveau de saturation et de rejet. Les utilisateurs sont-ils déjà assez conditionnés pour absorber encore davantage de publicité ? L’exemple américain de chaînes qui comptent autant de coupures pour la pub que d’émissions permet d’en douter.
On peut cependant se demander si les effets de la publicité ne deviennent pas parfois illusoires, avec la conjonction de plusieurs phénomènes :
- les internautes finissent par ne plus la voir
- les publicités les plus agressives provoquent une sensation de rejet.
- à chaque fois qu’ils peuvent les internautes zappent
- les gens sérieux commencent à avoir peur d’être manipulés.
Les publicitaires semblent cependant avoir encore une grande marge de manœuvre tant la malléabilité des consommateurs et leur passivité est importante.

Quels terminaux pour quel besoin ?
Les progrès réalisés sur les terminaux ont été considérables : miniaturisation, fiabilité, écrans plats, généralisation des portables, smartphone, tablettes PC. Pour autant la télévision, devenue à écran plat et haute définition est toujours privilégiée par la famille qui la regarde 3h25 par jour en France.
L'ordinateur ne l'a pas détrônée car ceux qui imaginaient rendre la télé interactive se sont trompés. Le téléspectateur est toujours passif devant son écran car la seule interactivité qu'on lui a offerte jusqu'à présent est de voter par SMS surtaxés (sur des questions débiles, arnaque trouvée par les chaînes pour faire rentrer de l'argent dans les caisses).
Pas plus d'ailleurs que la télévision n'avait supplanté la radio que l'on écoute toujours à des instants particuliers (au petit déjeuner, en voiture, comme fond musicale). Un véritable progrès offert par Internet par rapport aux médias classiques est de permettre de visionner ou d'écouter tout ou partie des émissions de télé ou de radio après leur diffusion initiale. Cependant cette très intéressante fonction reste assez marginale car elle nécessite un effort de sélection par l'usager, en fonction de désirs et d'exigences particulières souvent culturelles. La technique du « podcasts » qui permettent de récupérer et stocker en quelques minutes des émissions de radio d'une heure sur l'ordinateur au moyen de logiciels gratuits comme iTune, commencent à être largement utilisées. Pour qu’elles le soient davantage, il faut que les usagers connaissent au moins l’existence de ces émissions et qu’ils s’intéressent aux sujets qu’elles traitent (historiques, scientifiques, littéraire, philosophiques). Il faut aussi qu'ils aient le temps de les écouter, ce qui ne nécessite qu’ils se préservent des moments de disponibilité.

Influence des acteurs d'Internet sur le contenu disponible
Il est évident que les acteurs économiques cherchent à avoir la plus grosse part possible du gâteau Internet lié à l'audiovisuel :
- nouveaux offreurs internet (exemple Google)
- constructeurs de terminaux (le meilleur exemple est à Apple avec son Apple store pour vendre de la musique en ligne ou de la vidéo)
- opérateurs de télécoms pour fixes ou mobiles
- opérateurs de télévision classiques
- monde du cinéma de la musique ou de l'édition
Ces derniers, qui sont pourtant ceux qui alimentent le plus les contenus d'Internet sont souvent devenus les « parents pauvres ». Ceci est d'ailleurs très significatif du fait qu'Internet est une révolution sans précédent pour les réseaux et les terminaux mais qu'il a peu d'influence sur le contenu. Pire, son influence peut même être néfaste quand ils se met à piller les contenus (numérisation sauvage d'ouvrages littéraires, téléchargement illégal d'œuvres diverses).

Une véritable guerre est lancée entre ceux qui maîtrisent les réseaux, ceux qui fabriquent des terminaux, des logiciels, des moteurs de recherche et ceux qui maîtrisent les contenus. Tous cherchent les moyens de capter le trafic, les abonnés.

Le contenu vraiment nouveau se trouve sur les sites sociaux, mais il est généralement d'une pauvreté consternante. Il procède essentiellement des changes relationnels ou du simple bavardage. C'est le cas de ceux qui s'échangent sur Facebook et plus encore sur Twitter dont l’objectif est d’alimenter le « buzz ». Le résultat est une perte de temps considérable pour une finalité généralement insignifiante, sauf pour quelques politiciens ou groupes de pression qui s’en servent comme moyen de communication communautaire assez efficace.

Le seul usage véritablement utile réside dans la facilité et la rapidité avec laquelle Internet permet de faire circuler des informations ou des images sur le net pour dénoncer des abus, des entorses à la démocratie, ou aux droits de l'homme.

On peut aussi se réjouir qu'Internet devienne, dans certains pays en voie de développement, un véritable outil éducatif populaire, surtout quand on voit apparaître, comme actuellement en Inde des tablettes PC tactiles à 35 $, logiciels (libres) inclus. On peut cependant se poser la question du contenu éducatif et l'accompagnement nécessaire. L'optimisme doit pourtant être tempéré quand on sait que des obscurantistes comme les islamistes fanatiques utilisent remarquablement bien Internet pour leur propagande ou pour perpétuer leurs crimes. Ceci prouve qu'on peut utiliser des outils de communication ultramoderne et conserver une mentalité totalement archaïque. On n'échappe pas malheureusement si aisément à la fatalité de la « vraie vie ».


Réflexion critique sur les différents outils et médias d’internet
e-mails

Ils constituent une formidable révolution dans le manière de communiquer, de manière simple, rapide et économique. On se demande parfois comment on pouvait faire avant…
Comme dans tout ce qui touche à internet, cet outil merveilleux comporte des inconvénients : spam et autres messages indésirés, etc. auxquels tout internaute finit par remédier.

L’envoi de messages groupés est aussi fort intéressant pour s’adresser à des communautés.
Son côté pervers vient essentiellement de la mauvaise utilisation qu’on peut en faire. Il ne faut pas se laisser envahir, ni être toujours à vérifier ses derniers mails de manière compulsive (idem pour le téléphone portable).

Blogs
C’est un site personnel formaté par un fournisseur qui peut être personnalisé très simplement par tout internaute même sans l’expérience des sites web.
Le créateur du blog peut y introduire des textes, des photos, des liens hypertextes, y décrire son profil. Il peut aussi mettre son blog en relation avec diverses communautés partageant les mêmes intérêts de bloggueurs ou s’interconnecter à des sites sociaux. Un espace de dialogue permet aux visiteurs d’ajouter des commentaires.

L’intérêt et les limites des blogs dépendent strictement de leurs concepteurs. Si certains sont originaux et intéressants, beaucoup sont d’une grande pauvreté car la majorité des gens n’a rien d’autre à y mettre que quelques photos.
http://nozick.over-blog.com/

Sites « sociaux »
Ils sont ainsi appelés car ils permettent à des communautés d’internautes adhérents d’interagir. Le terme communautaire serait plus approprié car ces sites ne sont que des plateformes de communication simplifiée. Chaque site a ses propres spécificités, et ses objectifs. On peut en décrire les plus représentatifs comme les plateformes Facebook, MySpace ou Twitter, sachant qu’il en existe une multitude, plus ou moins appréciées dans certains pays. La concurrence est, en effet, très rude avec les différents offreurs pour capter les internautes. Le marché est encore très évolutif et le modèle économique incontournable est celui de la publicité, ce qui a des effets pernicieux.
Pour voir l’avis d’un spécialiste qui les recense :
http://www.dailymotion.com/fr/channel/news
Exemple 1 : Facebook
C’est un outil permettant de créer des réseaux de personnes qui mettent en commun des informations les concernant : photos, vidéo, profils, etc. Son succès a été fulgurant car, l’usage est simple et sympathique. Il permet de renforcer les contacts avec les proches ou de renouer avec des gens que l’on a perdus de vue. Le système propose à ses membres d’accepter de nouveaux « amis » pour élargir son propre réseau, ce qui pour beaucoup est l’objectif principal. Cependant, le succès de ce type de réseau social induit aussi ses limites :

Limite 1 :
Si les informations que l’on expose sur son compte sont trop riches et personnelles, elles posent un risque en terme de confidentialité et de vie privée. Si elles ne le sont pas, le compte devient rapidement inintéressant et les internautes ne s’y connectent plus, passée l’envie d’essayer dû au phénomène de mode.
C’est d’ailleurs pourquoi des sites comme Facebook sont sans cesse obligés d’évoluer et de proposer par exemple des jeux ou d’autres services pour enrichir une offre qui, à l’usage se révèle assez stérile.
Le plus grand danger résulte du manque de discernement de ceux qui sont tentés pour s’amuser ou par esprit de transgression, ou de provocation comme chez les ados, de poster des photos qui peuvent se révéler compromettantes.

Limite 2 :
Le fait de collecter un très grand nombre « d’amis » laisserait supposer que l’on est connu ou apprécié. Or chacun sait que les « amis » en question ne sont essentiellement que de vagues relations. Dans la vraie vie, la plupart des gens n’ont qu’une dizaine de vrais amis, et au mieux une petite centaine de « relations » plus ou moins suivies et toujours compartimentées qu’on ne peu mélanger. Au delà, il s’agit de personnes à qui il ne nous viendrait jamais l’idée d’envoyer le moindre mail, ou des amis d’amis qui sont de parfaits inconnus.
L’intérêt pour les plateformes comme Facebook ou MySpace est d’avoir le plus grand nombre d’internautes connectés, pub oblige, et si possible de leur vendre des services payants. Cependant cet intérêt est contradictoire avec celui de l’internaute qui lui, n’en a rien à faire de compter parmi les 500 millions de comptes. Il souhaiterait plutôt avoir un vrai réseau social personnalisé, plus fermé, sans souci de confidentialité, avec des contenus intéressants afin que ses connexions soient plus gratifiantes et moins chronophages.
On notera que depuis quelques mois de nombreux articles sont parus dans la presse et sur le web pour signaler les effets pervers de ces sites abusivement dits sociaux. Des précautions d’utilisation sont données aux internautes imprudents (sélectionner ses photos, limiter sa liste d’amis, activer les paramètre de confidentialité, éviter les jeux quiz et sondages, se méfier des sites tiers, limiter la pub, et… finalement se désinscrire).
http://www.facebook.com/profile.php
Exemple 12: Twitter
Le « microblogging » type Twitter est un mélange de SMS et de blog. Il est conçu pour adresser de courts messages à un réseau d’abonnés ou d’amis regroupés par centre d’intérêt. Sur sa page d’accueil chacun reçoit en permanence un flux d’informations. Cependant, compte tenu de la brièveté des messages (140 caractères et espaces, c’est à dire 2 lignes de texte) le contenu est rudimentaire et renvoie souvent à des sites Web.
De nombreuses personnalités du star system, de la politique ou de la presse, ainsi que des entreprises l’utilisent avec efficacité pour entretenir une relation avec leurs fan club, leurs électeurs ou leurs clients.
C’est aussi un moyen intéressant pour lancer des rumeurs (le buzz) ou, à l’inverse, pour les dénoncer (si bien qu’on ne sait plus trop ce qui est de la calomnie ou de la vérité).
Pour les ados, collés à leurs portables, ou autres « fashion victims » d’un mimétisme ravageur, c’est une occupation plus ou moins compulsive qui leur permet de rester en contact permanent avec le groupe des copains de leur âge.
On peut se demander sur la totalité des messages qui sont générés sur des sites comme Twitter, combien sont utiles ou simplement divertissants, sachant qu’ils se rajoutent aux 129 milliards de SMS envoyer en France chaque année ?
L’effet de mode sera-t-il durable ? Nul ne sait, mais compte tenu des populations qui « twittent » c’est probable. D’autant que quand l’outil montrera ses limites, il évoluera. Reste que l’utilisation du microblogging est terriblement chronophage pour des résultats insignifiants. Peut-être est-ce même là sont véritable but : combler le vide existentiels de gens désespérément en quête de divertissement.

Conclusion :
Les gens pas très malins ou à fort comportement mimétique se satisfont du simple jeu qui les pousse à collectionner des « amis », ou à mettre sur leur compte des photos dont ils supposent qu’elles peuvent intéresser leur entourage, ce qui est généralement illusoire. Ceux qui ont un peu plus de bon sens se lassent assez rapidement de ces réseaux pas très « sociaux » et de leurs « faux amis », à moins qu’ils ne les utilisent pour des raisons professionnelles. Il ne s’agit plus là de social mais de business.
Devenir ou non cybercitoyen… là est la question.
www.Twitter.fr

Forum de discussion
Les forums qui ont du succès sont rares car la plupart des gens consultent mais ne participent pas. Par exemple sur le forum de l’EGPE qui compte environ 5000 visites par mois, il n’y a qu’une vingtaine de messages écrits. 90 % des visiteurs sont des « invités » et non des « enregistrés »).
L’expérience montre que si les gens savent bien parler, peu savent bien réfléchir et moins encore écrire.
Les réactions et le succès des forums est, bien entendu, largement dépendant des thèmes qu’ils abordent (par exemple : l’informatique, l’actualité ; la famille, la santé, la politique etc.). Plus les thèmes sont difficiles et plus les contributeurs sont rares. Les forums sont souvent désertés au profit des blogs (plus personnels et mieux animés) et surtout des sites sociaux (c’est facile, sans exigence et surtout, à la mode).
http://egpe.forums-actifs.net

Site de rencontres
Ce peuvent être des sites spécialisés payants (ex. www.meetic ) ou des sites gratuits proposés par des portails généralistes ( www.voila.fr ) ou dédiés ( www.doctissimo.fr ).
Leur principe est de mettre en rapport des demandeurs de rencontres sur des sujets multiples. Reconnaissons cependant que ce qui rencontre le plus de succès sont les rencontre amicales ou la recherche de partenaires hétéro ou homosexuelles comme le proposaient les agences matrimoniales, les clubs de rencontres ou le minitel rose. Les avantages sont : un coût faible, la discrétion, une facilité et une largeur de choix incomparables. Il suffit pour les demandeurs de préciser leur description personnelle et leurs souhaits pour trouver quelqu’un qui y corresponde. Le site fait des rapprochements et permet des sélections par département, par envie, par âge, etc. il appartient ensuite aux participants d’établir entre eux les contacts qu’ils souhaitent.
Ces sites constituent un formidable moyen pour des personnes plus ou moins esseulées ou qui n’ont pas l’occasion ou le temps de faire des rencontres de trouver des partenaires à leur convenance. Par la fonction sociale qu’ils remplissent et qui compense l’isolement urbain, ils méritent (beaucoup plus que les autres) la mention de « sites sociaux ».
Ils permettent également d’élargir son cercle habituel de relations (familiales, professionnelles, voisins) en démultipliant les occasions de rencontre que la vie quotidienne.
Le fait de pouvoir rester anonyme lors des contacts permet de s’ouvrir sans crainte aux autres, d’exprimer librement ses envies, ses rêves, ses fantasmes et tout ce qui peut agrémenter une existence parfois trop solitaire ou trop monotone. Ils constituent alors un échappatoire joyeux à des existences étriquées (routine, femme ou mari jaloux ou indifférent…)
Le seul inconvénient notable et que certaines annonces manquent un peu de sincérité, mais la confrontation avec la « vraie vie » y remédie. Ici plus qu’ailleurs la discrétion est indispensable car les sites de rencontre sont souvent le terrain de chasse le plus commode pour nombre d’esprits pervers ou dérangés.

Jeux en réseaux
Les jeux vidéo ont fait des progrès considérables. Ils permettent une interactivité captivante entre des internautes impliqués dans les mêmes parties. Ils ont, à dose raisonnable une qualité ludique indéniable et très supérieure à tous les jeux de société classiques. Ils entrainent souvent les joueurs dans des mondes virtuels si captivants que les participants ont du mal à décrocher. Certains sont victimes d’une véritable addiction. Les médias se sont fait l’écho de comportements véritablement pathologiques qui font que certains adolescents ou jeunes adultes finissent par se couper du monde réel.
Ces jeux sont à l’origine d’une nouvelle culture par l’image chez les jeunes qui n’est pas sans poser de problème par rapport à l’écrit mais aussi par rapport à la violence qui se banalise (voir www.edupax.org et les problèmes du lien entre la violence à l’école et les écrans).

Conséquences sociales d’internet

Populations concernées
Les usages et les techniques d'Internet sont trop nouveaux pour que l'on puisse complètement évaluer leurs conséquences sur la vie des utilisateurs. Ces derniers ne constituent d'ailleurs pas une population uniforme puisque six personnes sur sept dans le monde n’y ont pas accès. De plus les usages sont très diversifiés. On peut distinguer schématiquement quatre profils de populations :
1. Les accros de l’ordinateur qui passent leur vie devant l’écran : surfeurs compulsifs, joueurs en ligne, bloggeurs et autres volontaires victimes des sites sociaux.
2. Ceux qui font un usage modéré des outils les plus utiles pour se divertir, travailler ou communiquer.
3. Les allergiques aux écrans.
4. Enfin ceux qui n'ont pas les moyens économiques ou intellectuelles d'accéder à Internet.

Réseau personnel
Il est très symptomatique de constater que tous les spécialistes d’Internet, lorsqu’ils font l’inventaire des réseaux dits « sociaux » font un oubli de taille : le réseau personnel que chacun se confectionner pour ses besoins propres avec son carnet d’adresses et ses mails. Ils se focalisent en effet sur les nouveaux services organisés qui utilisent au mieux les ressources nouvelles de communication "packagée" d’internet.
Sur le réseau personnel que l’on se constitue, on choisit :
- ses vrais amis, les gens à qui on a vraiment envie d’envoyer des messages
- le contenu que l’on a envie et pas seulement celui suggéré ou induit par le site

Le piège des sites sociaux ainsi "packagés" est qu’on est tenté, et fortement encourager à générer des connexions de plus en plus nombreuses, mais aussi de plus en plus futiles voir inutiles. Dans une civilisation du zapping ce comportement ne choque pas et peu de gens sont assez perspicaces pour s’apercevoir que cette communication frénétique est très artificielle, chronophage, et totalement inutile. Ce sont surtout parmi les jeunes que l’on compte le plus de « victimes consentantes » car ils sont soumis aux effets de mode et au mimétisme.
A cet âge, on joue, on réfléchit peu, on fait surtout comme les copains. On n’a pas assez de recul et d’expérience pour s’apercevoir que ce qui fait l’intérêt de la communication, ce n’est pas la pléthore d’information à transmission quasi instantanée par des sites automatisés, mais sa bien qualité.

Les accros de l’écran
De tout temps des individus ou des groupes humains se sont adonnés à des comportements addictifs. L’équilibre mental de nos semblables est d’autant plus souvent aléatoire que les occasions d’addiction sont nombreuses et variées (alcool, drogue, nourriture, sexe, je, argent, dévotion religieuse, etc.). On notera que certaines addictions sont plus ou moins socialement acceptables dans la mesure où elle reste contrôlée et procure de manière raisonnable le plaisir. Certaines sont ou ont pu être à la mode (exemple le tabagisme, l’alcool convivial) d’autres comme la dévotion religieuse peuvent être encouragés par la collectivité.
L’addiction aux écrans (télé, jeux vidéo, Internet, Smartphone etc.) est liée d’une part, à un comportement mimétique (cas des adolescents accrochés à leur téléphone portable) et d’autre part, à la pression publicitaire considérable des offreurs (opérateur télécom, chaîne de TV, fabricants et distributeurs d’équipements numériques). L’utilisation des écrans est devenue si banalisée qu’on oublie de se demander à partir de quand elle devient excessive et jusqu’à quand elle reste normale.
Le fait qu’on soit amené à parler de la « vraie vie » par opposition au mode virtuel d’Internet révèle qu’il existe désormais une « fausse vie » illusoire et irréelle.

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très intéressant

Message  Dumesnil le Jeu 25 Nov - 12:25

Merci, je suis allé voir sur les liens que vous donnez, très intructif.

Dumesnil
Invité


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