Vivre jusqu'au bout dans la dignité

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Re: Vivre jusqu'au bout dans la dignité

Message  Jacques le Lun 15 Sep - 18:24

Ma chère Cécile, quels beaux sentiments, et combien ton grand-père serait fier de voir s'exprimer tant de délicatesse et de tendresse "petite-filiale" (tu remarqueras qu'il existe l'expression : "tendresse filiale" mais qu'il n'a rien été prévu pour le sentiment exprimé par les petits-enfants envers leurs grands-parents... ce qui est le signe d'une carence).

Il est évident que tous les freins à la dignité humaine seront ici décriés et en particulier la misère économique sans laquelle la vie, ou plutôt la survie est une effroyable galère. Ceci est implicite dans notre réflexion.

Lorsque tu dis "Gageons qu'avoir une mort qui nous ressemble serait déjà acceptable, dommage qu'on ne soit pas là pour en profiter" sache qu'il y a eu un film TV remarquable d'un type qui assiste à son propre enterrement et qui porte sur la cérémonie et les gens un regard décalé. Au delà de la fiction, il est intéressant d'imaginer et même d'organiser les conditions de ses propres funérailles. Beaucoup de gens n'osent pas, des fois que ça porte malheur... Il y a pourtant beaucoup de "panache" à l'anticiper. C'est de plus une excellent façon d'atténuer la peine de ceux qui reste, sachant "qu'on a fermé soi-même les portes de son destin".

En ce qui concerne l'ami de ton grand-père, qu'il dise que la mort des gens qu'on aime lui soit "épouvantable" est normal car c'est un amputation affective : celui qui meurt nous arrache quelque chose... Qu'elle l'effraie est une attitude naturelle : qui est heureux de plonger dans l'inconnu ? Reste que, quand on est au bout, la peur n'évite pas l'obligation d'en finir, son attitude a été raisonnable. La seule atténuation de la peur est d'avoir pu anticiper sa fin, en ayant déjà aussi bien vécu que possible, ou de recourir, pour ceux qui le peuvent, au secours de la philosophie naturelle qui nous dit qu'il ne sert à rien de se révolter contre l'inéluctable.

Jacques

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Anticiper matériellement, c'est alléger, oui ...

Message  Cécile le Lun 15 Sep - 20:52

Eh bien ... mes grands-parents, à défaut d'organiser leur passage à trépas, ce qui aurait été "épouvantable"pour nous ...en effet, je trouve stérile et très déprimant d'anticiper en imagination la mort de ceux qu'on aime... avaient organisé leurs funérailles pour en limiter l'impact à la fois moral et financier sur nous : il a suffit d'un coup de fil pour que leur incinération soit totalement prise en charge et, en effet, rétrospectivement, j'ai beaucoup apprécié une telle anticipation. Quoi qu'il en soit, je ne sais pas si chacun d'entre nous a en lui la possibilité d' "être raisonnable" ... j'imagine qu'un élément essentiel pour l'être est d'avoir orienté sa vie de manière à n'avoir pas ou peu de regrets... quel boulot !! En effet, c'est sûrement le cas de Pierre : ingénieur, pédagogue, fondateur d'un musée, auteur de quelques petits livres ... mais aussi cultivé et sensible à l'humour.
Mon grand-père Jacques était adorable, et je l'ai adoré. S'il y a des personnes sans la pensée desquelles je n'aborde jamais le forum egpe, ce sont bien mes grand-parents : Jacques et Andrée. Aujourd'hui, je termine ma petite intervention sur une note souriante pour qu'elle soit à leur image : joyeux et aimants. Andrée a eu quatre-vingts ans quelques heures avant de mourir : elle a tenu à partager une coupe de champagne avec le médecin venu la soigner. Joli, non ? I love you

Cécile
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Re: Vivre jusqu'au bout dans la dignité

Message  Charles le Dim 5 Oct - 14:24

Passant par hasard sur ce forum, j'ai été attiré par ce sujet. Je trouve que ce que vous écrivez est plein de gentillesse. Sachez qu'il n'y a rien "d'épouvantable" à organiser sa disparition. C'est une question de philosophie personnelle. Pour beaucoup de gens la seule pensée de la mort terrorise, d'autres l'anticipent, y pensent souvent mais avec sérénité. C'est aussi une affaire de culture et de tabous.
En parler ici comme le fait l'EGPE est bien et peut avoir une influence positive sur les mentalités, continuez...

Charles
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A quoi sert une loi qui n'est pas appliquée

Message  Francine le Sam 11 Oct - 11:14

Je suis infirmière. J'ai connu accidentellement la loi sur la fin de vie dite Leonetti sortie il y a 2 ans. J'ai demandé autour de moi qui la connait dans le milieu hospitalier : quasiment personne !
Pourtant cette loi me semble particulièrement intéressante et utile car elle intéresse la quasi totalité des gens en fin de vie.
Je viens d'être approchée par l'association dont vous parlez : l'ADMD dont j'avais vaguement entendu parler comme ayant pour but de défendre le choix individuel de mettre fin à ses jours, ce qui est justifiable dans les cas de fin de vie en grande souffrance. Je n'ai aucune idée préconçue à ce sujet.
Là où je suis surprise, c'est de constater que cette association dépense une énergie considérable pour mettre en relief des cas particuliers dramatiques mais rares alors qu'elle pourrait faire connaître les bienfaits de cette nouvelle loi. Quelle est sa logique ?

Francine
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un forum:souffrance et douleur

Message  Joguet le Mer 15 Oct - 18:50

J'ai assisté hier à une table ronde (50 présents), avec 5 professionnels de la santé, médecins hospitalier, psy, rhumatologue, directeur de l'hôpital, anésthésiste en chef, etc... organisé par l'association des soins palliatifs.

IL SE POURRAIT QU'ON AIT VOULU NOUS FAIRE CROIRE QUE L'ON PARLAIT DE DIGNITE, MAIS JE N'AI PAS ENTENDU LE MOT mais des propos surprenants du genre :

"Mais oui madame si la personne prise la charge se plaint ou appelle sa mère (elle a 95 ans...) ne pensez pas qu'elle souffre, dites-vous simplement qu'elle communique avec vous et que votre présence lui est un réconfort. Vous savez la douleur c'est surtout quand on y pense !"

Je n'ai quasiment pas entendu parler des droits du malade, ou de la loi Léonetti par les représentants du corps médical. L'un d'eux a juste mentionné qu'il s'agit seulement d'une loi de dépénalisation...

Si l'on a parlé de dignité, ce n'a pas été de celle des malades, ça n'a concerné que celle de ces "bons médecins" et de ces "supers" bénévoles comme l'a souligné le psy, qui nous a fait cette déclaration :"vous faites un travail formidable et vous n'êtes pas payés!!!"

Si mes impressions vous intéresent, je peux continuer sur ce que j'ai entendu mais qui était assez consternant pour l'adhérente de l'ADMD que je suis.

Mais je ne peux aller plus loin car je suis un peu pressée ce clown soir: à bientôt si vous le voulez bien.

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vivre dans la dignité

Message  denise berger le Lun 3 Nov - 8:23

je fais partie de lz même association et vu mon âge suis bien d'accord avec vous

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soffraces et euthanasie

Message  Joguet le Lun 3 Nov - 17:31

A l'intention de Denise Berger,

Il faudra nous mobiliser si nous voulons faire valoir notre droit à l'ultime délivrance si nous en avons exprimé et réitéré notre volonté d'être aidé à partir en douceur entouré de nos proches.
Ce n'est pas gagné: Je viens de participer au 17ième congrès mondial, j'en reviens enthousiaste car grâce a d'éminents participant nous aurions pu croire que c'était l'évidence même tant nous étions tous d'accord!
Cette loi il la faut... et la loi Léonetti il faut exiger son application car elle répond en l'état en partie à notre souhait.


En effet elle nous donne le choix de nous " laisser mourir en douceur "quand le moment sera venu ! ...

Je vous livre quelques phrases entendues à ce congrès: Par Mme Martinez député UMP, je cite:"on ne peut pas laisser les personnes souffrir dans la déchéance ou la digité n'est plus respectée" "le poids de la religion et de la médecine: hypocrisie" "il faut des initiatives parlementaires courageuses, porter le débat, c'est une question d'humanité!"

Mr Laurent Fabius député PS nous a déclaré, que " le droit de finir sa vie dans la dignité est le droit de tous individus. Dans un pays laïque on ne peut pas interdire les religions alors pourquoi en tenir compte....La souffrance de fin de vie ne doit pas être banalisée car elle pourrait faire "nier" les soins palliatifs mais nous savons qu'aujourd'hui, le suicide assisté est pratiqué dans le secret, d'ou des euthanasies abusives...
Il nous faut une reconnaissance d'une liberté essentielle, il faudra bien s'inspirer des législations européennes dont les pratiques évitent les dérives.



Ce sont nos parlementaires qui fond les lois. Alors espérons un vrai débat, ouvert, transparent qui reflète les opinions des citoyens(80%).

POUQUOI PAS un REFERENDUM!
Quand pensez vous?


Il y à eu beaucoup d'autres interventions nous aurons les comptes rendu sur le net de l'ADMD www.admd.net[b]




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Re: Vivre jusqu'au bout dans la dignité

Message  denise berger le Lun 3 Nov - 19:57

merci de votre réponse; nous gagnerons... AVEC LE TEMPS
OUI LE REFERENDUM...mais ce n'est pas sûr qu'aujourd'hui il soit positif

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Re: Vivre jusqu'au bout dans la dignité

Message  JEN le Mar 4 Nov - 12:00

Denise, j'admire votre optimisme, mais c'est vrai il faut toujours compter avec le temps.
Quant au référendum, il faut être réaliste, il nécessite de réunir préalablement 1 millions de signatures, et son issue serait hasardeuse car la très grande majorité des gens ignore :
- la loi Léonetti sur la fin de vie
- les conditions pratiques pour la réalisation d'une euthanasie en phase terminale des malades
- que l'on peut quitter la vie devient invivable, mais qu'il faut que l'on sache comment y mettre fin soi-même, mais... le fusil de chasse n'étant pas la manière la plus élégante, et il vaut mieux avoir anticipé la chose, quand on est au bout du rouleau, c'est un peu tard pour y penser.

Il y a de plus une extrême frilosité du commun des mortels à anticiper sa disparition (on ne sait jamais, ça peut porter malheur...) C'est une question de philosophie, d'anticipation, de courage intellectuel. Et là, on peut faire un reproche à l'ADMD, c'est que l'euthanasie n'est envisagée que faite par un tiers !!! Alors que beaucoup de gens pourraient s'en charger eux-même, mais il faut pour cela un peu de courage et de détermination. Alors que l'euthanasie est pénalisée par la loi, le suicide ne l'est aucunement... Qu'en pense cette charmante Joguet ?

Par contre, proposer au pays un référendum, même si l'on ne va pas jusqu'au bout pour des raisons pratiques, pourrait susciter un débat assez énorme, surtout de la part des opposants. Ce serait une manière de faire une pub gratuite en utilisant l'opinion publique.
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JEN

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référendum

Message  Joguet le Mar 4 Nov - 17:15

Jen
Twisted Evil
Pour autant que je sois charmante ce qui est "a voir", je m'empresse de vous répondre. Hélas, l'idée du réfé rendum n'est pas de moi mais de la maman de Rémi Salvat qui s'est suicidé en aout dernier et de Clara Blan qui souffre d'une grave maladie dégénérescente dont elle connaît la fin atroce: elle parle deliberté, on devrait avoir le choix, d'égalité, pour que nous ayons tous accès à notre choix, de liberté dans le respect de faire valoir son choix. Elle demande qu'on supprime l'agonie, qu'on dépénalise l'accompagnement et une loi d'exception pour dépénaliser ceux qui accompagnent.
Un référendum, oui elle était vibrante et belle pour affirmer que ce qu'elle demande cela va au de-là de son présent et de son futur et indépendant de sa maladie.
Je veux remettre du sens au mots, dignité, vie mort et écoute.

Aujourd'hui, mon opinion, c'est qu'effectivement cela donnerait une tribune écrasante aux "détracteurs " même si le mérite en était le débat national, je crois que cela aurait été la même chose que pour la peine de mort:

Bon, soyons optimiste nous avons obtenu dans "la douleur" l'interruption volontaire de grossesse alors pour l'interruption volontaire de vie, le débat est de toutes façons "à l'ordre du jour".....il ne faudra que plus de volonté, disons d'initiatives à nos parlementaires, plus de courage pour porter ce "combat ": question d'humanité! dixit Laurent Fabius.
Alors le sac en plastique oui...(en vente sur internet) ou ses petites pillules perso dans son tiroir...pourquoi pas.!

J'aimerais bien que nous ayons un droit socialement pris en compte et que cette liberté de choix devienne un droit à décider pour soi même.

Joguet

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Re: Vivre jusqu'au bout dans la dignité

Message  Joce le Mar 4 Nov - 19:04

Joguet vous êtes une idéaliste, une militante, sans doute avez-vous l'impatience propre à la jeunesse...

Ce que dit JEN mérite qu'on s'y attarde : pourquoi tout attendre des autres, c'est une forme de lacheté que de demander aux autres ce que l'on n'ose pas faire pour soi-même.
En tant que grand-mère je n'hésiterais pas à faire ce geste, ne serait-ce que pour ne pas imposer à mes enfants et surtout à mes petits enfants, l'image d'une agonie. Il faut mieux leur laisser un joli souvenir, non ?
Imaginez que cette pratique devienne plus fréquente, le besoin d'euthanasie serait considérablement réduit.
De plus pour un malade en fin de vie, on ne peut pas qualifier ce geste de "suicide", pas plus que celui des soins paliatifs qui laissent le malade mourir de faim.

Les pillules : c'est une mauvaise idée... il peut y avoir des accidents. Par contre le sac nécessite un acte délibéré et réfléchi. S'il y a vraiment une adresse sur internet pour que les malheureux qui ont besoin d'un sac plastique, puissent le trouver , il faut la donner svp. J'y ai déja réfléchi, je pensais aux sacs que l'on donne dans les pressings, ils sont vastes et bien transparents.

Joce

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un sac ou autre

Message  Joguet le Mer 5 Nov - 17:43

Joce
Courage courage vous avez raison pourquoi demander de l'aide à mourir quand on est si bien servi par soi-même ?
Mon problème c'est à quel moment je vais être en capacité de penser que c'est le moment de" m'exécuter"
Et si je n'en ai pas le temps alors qui va m'aider, puisse que je suis déterminée à ne pas offrir mon agonie à mes proches.
Je voudrai avant d'en arriver à ce stade être sure que la personne qui va m'aider ne soit pas comdanée aujourd'hui.
Réflexion qui doit nous préocuper sachant que nous pouvons toujours renoncer et faire confiance à notre bonne étoile, il aura toujours sur notre clavier, une touche "étoile"

joguet Evil or Very Mad

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Droit des malades et fin de vie

Message  Jeanne le Dim 23 Nov - 21:10

J'ai vu un fascicule de 8 pages, fait par la revue "La Vie" intitulé : "Droit des malades et fin de vie". Il est remarquablement bien fait. Je crois qu'il est possible d'en demander des copies. Il explicite complètement ce sujet difficile. Le connaissez-vous et si oui pourriez-vous le mettre sur votre site web afin que tous ceux qui ont envie de connaître les dispositions de la loi puissent le consulter.
Ce serait judicieux car ce sujet, pas forcément marrant, nous concerne tous !

Jeanne
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Fascicule de la 'vie'

Message  Joguet le Mer 26 Nov - 13:38

Effectivement, ce document est remarquable, très clair en couleur et très précieux pour en connaître la loi Léontti mais surtout les droits du malade;
Je n'ai pas le document en ce moment sous la main je suis désolée dès que je me le procure le donnerai les renseignements. Il à un numéros 800... et site internet, je pense qu'on peux le trouver sur le journal "la vie".
On peut le commander gratutement mais il acceptent un don ou du moins les timbres pour l'expédition

Crying or Very sad Joguet

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vivre dans la dignité

Message  denise berger le Mer 26 Nov - 15:23

MERCI DES RENSEIGNEMENTS SUR LA BROCHURE. j"ai énvoyé un mail pour cette brochure et n'ai pas eu de rféponse;je vais réessayer ; denise berger
.denise berger

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Histoire triste de fin de vie

Message  Patrice le Jeu 27 Nov - 19:20

Attention c'est une histoire triste... mais je ne sais pas si ce l'est plus pour la femme que pour son mari...

" A l'heure de sa mort, une femme demande à son mari d'aller chercher au grenier une petite valise, dont elle souhaite lui expliquer le contenu. Ce dernier s'exécute, et ouvre la valise au pied du lit de la mourante. Il y trouve une boîte à œufs, contenant sept œufs, et une épaisse liasse de billets de banque. Intrigué, il interroge sa femme. Celle-ci lui dit que chacun des oeufs représente chacune des fois où elle n'a pas eu d'orgasme lors de leurs rapports sexuels au cours de leur vie commune. Le mari se rengorge : sept fois seulement sur toute une vie de couple, c'est flatteur. Et l'argent, demande-t-il ? Elle lui répond : " Çà, c'est ce que j'ai gagné grâce à chacune des fois où j'en ai vendu une douzaine ! "

Patrice
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vivre jusqu'au bout dans la dignité

Message  NLP le Dim 8 Mar - 13:30

Pour moi, toute personne simplement parce qu'elle est vivante, est "digne" de respect !
C'est un grand sujet que je n'ai pas le temps de développer mais qui m'interesse beaucoup.

NLP

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L’illusoire envie de la belle mort

Message  Jacques le Dim 5 Avr - 12:59

Mis à part quelques rares désespérés voulant quitter une vie parce qui leur est devenue insupportable, la plupart d’entre nous ne se résignent à disparaître qu’à regret et le plus tard possible.
Quand il faut s’y résoudre, chacun souhaite que ce soit de la manière la plus prompte et indolore possible. Cependant la réalité n’est pas souvent telle qu’on la souhaiterait car l’organisme s’acharne à subsister et les soins médicaux, les scrupules et la « bonne conscience » nous prolongent parfois au-delà du raisonnable.
Or une loi, dite « Léonetti » du nom de son rapporteur, définit désormais les droits du malade en fin de vie. Si elle était connue du corps médical et du public, ce qui est loin d’être le cas, elle serait une solution pratique à la quasi-totalité des cas de figures que nous allons examiner ici. Elle permet, en effet, l’arrêt de l’acharnement thérapeutique, la sédation de la douleur et même « l’euthanasie passive ». Sa seule limite est d’exclure « l’euthanasie active » et le suicide assisté, qui nécessitent le recours à un tiers (médecin ou proche) pour apporter au patient qui le demande, la libération d’une mort plus rapide.

C’est bien sûr cette exclusion qui suscite le débat entre les ceux qui réclament l’euthanasie et ceux qui la refusent. La querelle est à la fois morale, juridique, médicale et religieuse. Tous ayant partiellement raison et tort, elle devient essentiellement dogmatique.

Le droit de vivre et de mourir…
Les « Droits de l’Homme » reconnaissent à chacun la liberté de mener sa vie comme il l’entend, sans nuire à autrui. On peut donc s’interroger pourquoi ce droit ne pourrait être applicable aux ultimes moments de l’existence, y compris pour choisir les circonstances de sa mort quand celle-ci devient inéluctable. Le problème est que la mort peut être diversement « naturelle » et diversement « provoquée », aussi est-il utile d’analyser les différents cas possibles :

Mort naturelle autonome : c’est la fin normale du processus biologique vital occasionné par un ou plusieurs dysfonctionnements importants. Malheureusement l’arrêt des fonctions vitales est généralement long, douloureux ou dégradant.

Mort naturelle assistée : elle est désormais possible grâce aux « soins palliatifs » permettant aux patients d’attendre sans trop de douleur (génération avec une conscience dégradée ou absente) l’arrêt des fonctions vitales. La loi permet de plus, de renforcer la sédation, même si celle-ci doit d’accélérer la phase terminale.

Mort provoquée par suicide : bien qu’il pose des problèmes moraux, religieux ou pratiques, le suicide est légal.

Mort provoquée par suicide assisté : le processus est identique à ci-dessus, sauf que le malade n’ayant pas ou plus les moyens de mettre seul fin à ses jours, il doit avoir recours à un tiers (personnel médical ou proches). Cette pratique est illégale et le tiers portant assistance est condamnable. Cependant la jurisprudence se montre de plus en plus clémente et prononce désormais des condamnations souvent symboliques, bien que variables suivant les tribunaux.

Mort provoquée par euthanasie : elle est tout aussi illégale que précédemment, mais diffère du suicide assisté par le fait que l’arrêt du processus vital est décidé, non plus par le patient lui-même, mais par un collège incluant le corps médical et la famille, et ce, conformément aux désirs réitérés du malade (consignés dans ses « directives anticipées).

Sachant qu'un problème bien posé est à moitié résolu... on peut continuer à réfléchir sur ce sujet qui hélas nous concerne tous...

Jacques

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Re: Vivre jusqu'au bout dans la dignité

Message  Jeanne le Mar 14 Avr - 15:42

S'il est facile de bien poser le problème de la mort, le résoudre est quasiment impossible, et ce depuis la nuit des temps, j'apprécie quand même énormément votre tentative, elle mérite cependant d'être discutée...

Jeanne
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Re: Vivre jusqu'au bout dans la dignité

Message  Jacques le Mar 14 Avr - 16:27

Nous pouvons effectivement en discuter plus avant...

Si l’on peut faire une distinction entre les divers cas de décès, on doit aussi reconnaître que leurs frontières sont floues et aléatoires. Si la mort naturelle (autonome ou assistée) et le suicide posent peu de problèmes légaux, le suicide assisté et l’euthanasie suscitent un débat dont l’origine est essentiellement dogmatique.

Une réalité illusoire
Les pros avancent que la dignité de la fin de vie exige que soit dépénalisé le suicide assisté autant que l’euthanasie. Ils en ont une vision idéale qui ne correspond pas souvent à la réalité de la mort. En effet, quelles que soient ses circonstances, elle n’est jamais vraiment digne, sauf au théâtre où le moribond finit sa vie avec panache. Pour le commun des mortels, l’issue est pitoyable, anxiogène et souvent sordide.
Les antis prône le « laisser faire la nature ». Cette intention est aussi idéaliste dans la mesure où, désormais la médecine intervient toujours, soit pour soigner, lorsque cela en vaut la peine, soit pour favoriser une issue sinon indolore et rapide, au moins compatissante. Enfin dans une société laïque, aucune conviction religieuse ne saurait imposer ses dogmes à ceux qui ne les partagent pas.
Ces positions méritent d’être relativisée.

On ne peut pas toujours demander aux autres
La quasi-totalité des personnes qui souhaitent la légalisation de l’euthanasie le font poussées par le désir généralement inconscient de pouvoir disposer d’un échappatoire à l’angoisse et à la souffrance physique ou morale. Ils comptent alors sur l’hypothétique aide d’un tiers : le médecin. Notons qu’ils pourraient tout aussi logiquement s’en remettre à un proche ou se suicider tant qu’ils sont en mesure de le faire.
Or le médecin n’est pas tellement mieux armé psychologiquement que quiconque pour provoquer une mort intentionnelle, fut-elle libératrice, à des gens qui leur sont affectivement étrangers. C’est d’ailleurs pourquoi nombre d’entre eux se retranchent opportunément derrière le serment d’Hippocrate ou leurs convictions religieuses pour refuser d’accomplir une « sale besogne » qui n’entrait pas dans le cadre de leur vocation. C’est d’ailleurs pourquoi la « clause de conscience » est prévue pour leur préserver leur liberté de penser.

L’obligation morale de compassion
Il existe aussi des médecins et parfois des proches qui acceptent d’aider le patient en fin de vie par pure compassion et qui n’hésitent pas à provoquer ou accélérer le décès souhaité. Bien qu’elle soit illégale, cette pratique est de plus en plus fréquente mais peu connue car nécessairement discrète.
Dans un monde qui se veut civilisé, la plupart des formes de barbarie sont condamnées (peine de mort, torture, bûcher, lapidation, sacrifices, esclavage, ségrégation raciale ou religieuse…). Pour la même raison humaniste, les affres de la mort sont aussi devenus moralement inacceptables puisque désormais largement évitables.
Dans une société qui reconnaît comme sacré le principe de la dignité humaine, la « non assistance à personne en danger » va devenir « non assistance à personne en détresse » pour celui qui reste le témoin passif de la souffrance d’autrui.

La sagesse de la loi
La loi est généralement le fruit d’un consensus social et culturel. Or, vu les disparités d’opinions existantes, le législateur pouvait difficilement légaliser l’euthanasie, même en l’entourant de toutes les précautions comme c’est le cas dans plusieurs pays européens. Cependant les dispositions de la loi Léonetti ouvrent néanmoins fort habilement la possibilité pour le corps médical, non seulement de ne pas pratiquer d’acharnement thérapeutique, mais surtout de « forcer un peu » sur le traitement palliatif, quitte à écourter la vie du moribond. Cette disposition est astucieuse puisque simultanément :
- elle permet aux anti-euthanasie de ne pas considérer que les soins palliatifs soient à l’origine de l’interruption prématurée de la vie, ce qui moralement et techniquement s’apparenterait à l’euthanasie.
- elle permet aussi au pro-euthanasie de disposer d’une solution technique réaliste et légale pour écourter le calvaire du patient en fin de vie.

L’évolution nécessaire des consciences et des pratiques
L’inconvénient du militantisme c’est qu’il pousse ses troupes à un rigorisme qui ne permet pas de compromis. Ainsi, les militants de l’ADMD (dont la plupart mourront sans qu’on les y aident) auraient tout intérêt à s’employer à faire connaître et appliquer la loi Léonetti pour que l’ensemble de la population puisse en profiter, plutôt que de s’ingénier à fustiger ses insuffisances (elle n’est pas applicable aux personnes qui ne sont pas en fin de vie).
A contrario, ceci vaut tout autant pour leurs opposants qui devraient voir dans le statut quo de cette loi, une réponse honorable à leur credo, sans avoir besoin d’afficher des positions trop radicales, insoutenables à long terme.
Notons que la mort restera encore longtemps le tabou fondamental et qu’il n’est pas surprenant que le sujet paralyse l’évolution des consciences et des pratiques.
Ce seront sans doute les évolutions : de la médecine, des exigences individuelles des patients et des familles, et surtout des contraintes économiques (les ressources financières étant limitées, quel doit être leur usage prioritaire ?) qui feront évoluer les usages et les mentalités. La seule certitude étant que la mort reste la seule manière pour tous de quitter à regret… notre « vallée de larmes ».

Jacques

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L’illusoire envie de la belle mort

Message  Francine le Ven 8 Mai - 11:50

Jacques vous avez vu le problème en philosophe, ce que vous dites est juste et pondéré.
Vous êtes un homme pragmatique, vous semblez ne pas avoir besoin de béquilles pour conduire votre vie.
Et les autres : les accidentés de la vie, les mal aimés, les paumés, les pas solides, les laissés pour compte, les exploités et même les gens ordinaires comme moi ? Croyez-vous qu'ils puissent raisonner sur la mort aussi calmement que ça sans s'accrocher à leurs croyances comme à une bouée de sauvetage ?

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Ce que vous dites est très joli...

Message  Jacques le Jeu 2 Juil - 11:57

Sans doute y a t-il comme vous dites "les accidentés de la vie, les mal aimés, les paumés, les pas solides, les laissés pour compte, les exploités", il y a aussi les malades, les fous, les croyants... mais il y a aussi et surtout les gens "normaux" qui peuvent essayer de réfléchir calmement, en prenant leur temps pour avancer avec précaution sur les voies de la sagesse, comme je m'y efforce moi-même avec humilité.
C'est pour ces personnes que j'ai mis les quelques contributions dont vous avez pris connaissance. Je pense que mon cheminement intellectuel et affectif peut les aider à avancer dans leur propre réflexion, même si elle diffère de la mienne.
Peut-être pourront-ils alors ne plus avoir besoin de bouées de sauvetage... c'est tout de que je vous souhaite ! Smile

Jacques

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Suicide d'un parent âgé

Message  Martine le Sam 11 Juil - 18:09

La mort de l’un de ses parents est toujours un deuil difficile, mais dans le cas d’un suicide, il encore plus compliqué.

Après 65 ans, le taux de suicide croît de façon exponentielle. Chez les hommes de plus de 85 ans, il est même dix fois plus élevé que chez les 15-24 ans. Mort du conjoint, maladie, peur de la dépendance ou de la perte de ses capacités, solitude, sentiments d’inutilité, les raisons évoquées sont toujours les mêmes. On rationalise plus facilement lorsqu’il s’agit d’une personne âgée que lorsqu’il s’agit d’un jeune. On peut se dire que la personne avait vécu sa vie, qu’elle a devancé la mort de quelques années.
C’est une expérience qui nous place dans la position d’être la dernière génération avant la mort. » Lorsqu’il y a suicide, le deuil est plus difficile car de nombreux autres sentiments vont venir le compliquer.

Comment réagir face à cette catastrophe ?
La première difficulté est liée à la violence de la mort. Pour rappel, en France, la pendaison est le premier mode de suicide, suivi par l’emploi d’arme à feu. « Le pire est, bien sûr, lorsque l’on découvre le corps ou la personne en train de mourir. C’est alors comme une effraction psychique qui déborde toutes nos défenses. On peut être comme sidéré au même titre que les victimes d’attentat ou de catastrophe naturelle, et vivre ensuite ce que l’on appelle le syndrome post-traumatique avec l’irruption, en flash, d’images de la scène. Ce type de deuil augmente la durée de la métabolisation psychique. »

Autre difficulté à surmonter : la culpabilité. « Aurais-je pu l’empêcher ? », « Quels sont les signes que je n’ai pas vu ? »… A cela s’ajoute le regard des autres, dans une société où, depuis la canicule de 2003, on débat beaucoup autour du manque de solidarité entre les générations..

Un bon moyen de faciliter le travail de deuil c’est s’efforcer de garder le souvenir de son parent dans l’esprit des gens, des petits-enfants notamment, de se remémorer les bons moments, ses activités favorites, son métier… Et, même si le dire peut sembler choquant ou incongru, c’est parfois à la mort du parent que l’on peut se sentir enfin adulte, libre. Surtout lorsque la relation a été très conflictuelle.

Martine

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A l'Assemblée, Bachelot esquive le débat sur l'euthanasie

Message  Jacques le Sam 21 Nov - 12:56

Une fois n'est pas coutume, je me permets de reproduire un débat qui me semble assez équilibré et qui peut nous donner à réfléchir sur ce sujet qui nous tient à coeur (source : site Rue 89)

Il est décidément difficile d'avoir un débat serein en France sur la fin de vie. A l'Assemblée nationale ce jeudi, la séance a tourné court. Les députés devaient débattre de la proposition de loi socialiste sur le « droit à finir sa vie dans la dignité » qui vise à instaurer l'euthanasie active.

Roselyne Bachelot a demandé la « réserve du vote » pour empêcher une discussion article par article qui aurait laissé apparaître les divisions traversant la droite comme la gauche. Un vote global sur le texte aura lieu mardi, mais il a de grandes chances d'être rejeté.
« Faire de la volonté du patient le seul élément pour décider »

Pourtant, depuis 2005, la loi Léonetti a déjà permis de mettre fin à l'acharnement thérapeutique, en somme de débrancher des patients dont le cas est désespéré. Sauf que, pour l'Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD) menée par Jean-Luc Roméro (UMP), elle est hypocrite. Comme l'explique Philippe Loheac, son délégué général :

« On estime que 10 000 euthanasies clandestines sont pratiquées en France chaque année, c'est un acte grave et illégal. La loi actuelle permet de donner la mort, mais c'est le médecin qui décide et pas le patient, et on ne sait pas quand l'échéance arrivera. Il faut faire de la volonté du patient le seul élément pour prendre une décision. »

Manuel Valls, auteur de la nouvelle proposition de loi entend instaurer un « nouveau droit de l'homme pour le XXIe siècle », en proposant une aide active à mourir, encadrée.
« Ce que ces gens demandent, c'est de ne pas vivre comme ça »

« Les Français sont pour à 86% », clame l'ADMD, citant à l'appui un sondage BVA réalisé en mai. Interrogés hors contexte, peut-être. Mais que peut-on savoir de ce qu'on pensera le jour où on en sera « là », « en fin de vie », c'est-à-dire en phase avancée ou terminale d'une maladie grave et incurable ?

En en discutant avec ceux qui sont aux plus près des mourants, on voit que le choix serait bien plus complexe. Ainsi, Catherine Martarellli, bénévole dans des hôpitaux, au domicile ou dans des maisons de retraite pour l'association (laïque) Jusqu'à la mort, accompagner la vie (JALMALV), témoigne de ce qu'elle voit au quotidien :

« Quand j'entends des personnes qui demandent à mourir, je prends le temps d'entendre pourquoi, et souvent, ce qu'ils veulent vraiment, c'est en fait une place en soins palliatifs. Or les hôpitaux en ferment par dizaines et les gens qui demandent à mourir chez eux restent seuls faute de moyens, c'est inadmissible.

Au bout du compte, souvent ce que ces gens demandent, c'est de ne pas vivre comme ça, de ne pas subir la douleur. Je les aide à avoir une bonne vie avant la mort. »

« Par définition, l'euthanasie est un geste actif »

La Société française d'accompagnement et de soins palliatifs (SFAP), qui regroupe les personnels du soin palliatif, dresse un constat bien différent des promoteurs de l'euthanasie active. Sa présidente, Anne Richard, chef de service soins palliatifs au CHU de Saint-Etienne, assure :

« Il y a peu de demandes d'euthanasie, et la plupart du temps quand on a saisi le problème, la demande s'envole une fois que les patients sont en soins palliatifs et que la douleur est soulagée. »

Pour elle, la loi Léonetti suffit en l'état à assurer le droit à finir sa vie dans la dignité, et le débat autour de l'euthanasie semble piégé, déjà pour des raisons sémantiques :

« Dire “euthanasie passive” est un non sens, par définition l'euthanasie est un geste actif, c'est de donner la mort. Dire euthanasie active est un pléonasme. »

90% des Français pour les soins palliatifs

La SFAP avance une autre enquête et d'autres chiffres : selon un sondage Ipsos en partenariat avec la Fondation de France, neuf Français sur dix sont pour les soins palliatifs. La loi Léonetti devrait surtout être mieux connue, car l'opinion publique comme une grande partie des médecins l'ignore.

Pourtant, c'est assez simple. Anne Richard la décrypte :

* Pour les malades conscients : ils peuvent demander à mourir, en clair d'arrêter les traitements qui les maintiennent en vie. On explique aux malades ce qui va arriver et on se doit de respecter leur souhait et d'en parler avec famille.

* Si le malade n'est pas conscient : là on doit consulter des »directives anticipées » qu'il aurait remplies de sa main auparavant demandant à ce qu'il n'y ait pas d'acharnement thérapeutique, ou sinon on consulte la »personne de confiance » (la famille, un proche, ça peut se dire devant notaire ou en famille, à l'oral ou écrit) désignée par le malade.

Si personne n'est désigné, on consulte l'ensemble de l'entourage proche, puis le médecin doit consulter deux confrères avant de prendre la décision d'arrêter le traitement qui prolongent artificiellement la vie.

Pour cette spécialiste, vouloir légiférer c'est « proposer une réponse simpliste à des questions complexes. » Et vous, pensez-vous que la loi actuelle suffit ou qu'il faut légiférer pour permettre une euthanasie active ?

Jacques

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Fin de vie - débat libre et éclairé, tabous ou sectarisme ?

Message  Jacques le Sam 21 Nov - 14:16

Si j'ai mis ce titre à cet article, c'est parce que j'ai posté sur le blog de l'ADMD un commentaire et que j'ai vu s'afficher le message suivant :
Votre commentaire a été posté.
Il sera en ligne après vérification de l'administrateur.

Ce message a suscité chez moi une certaine inquiétude : en quoi consiste la "vérification" ? Si c'est une censure, je ne renouvelai pas mon adhésion à l'ADMD, si mon message est posté, ainsi que ceux qui suivront je poursuivrai...

J'ai répondu à un message posté par colette boudard le 21/11/2009 08:54
"C'est une honte pour notre pays. Les médecins seront toujours en première ligne, obligé par l'humanisme d'être hors la loi. Pour la CPAM le moins d'argent possible,sauf pour les vaccins du ministre."

Voici mon petit message :

"Je crois au contraire qu'il faut être réaliste et raisonnable. Je suis membre de l'ADMD, mais je ne renouvelai pas mon adhésion car je pense qu'il vaut mieux essayer d'expliquer, de séduire, de convaincre que d'invectiver comme vous le faite car ça donne aux extrémistes anti euthanasie des arguments et des raisons de s'opposer à toute avancée dans ce domaine car ils ont pour eux les tabous et l'irrationnel qui s'y rattache.
Nous avons pour nous la raison, le bon sens, l'humanisme, l'acceptation de notre condition de mortel.
Il a été de la dernière maladresse stratégique de s'opposer à la loi Leonetti en raison de ses limites. Nous avons jeté le bébé avec l'eau du bain. Cette loi a représenté une avancée certaine et des progrès dont nous aurions pu profiter, ce qui nous aurait permis de créer sinon un consensus avec tout le monde, au moins un rapprochement de nos points de vue, des débats qui ne soient pas velléitaires, mais ouverts.
Les délégués régionaux (ceux que je je connais sont remarquables...) s'ils sont encouragés dans cette démarche seraient parfaitement capables, compte tenu de leurs qualités humaines, de promouvoir un tel débat qui seul peut être susceptible de faire changer les mentalités.
Gandhi disait si justement : "la recherche de l'absolu m'a fait découvrir la beauté du compromis"
J'ajouterai : "et son efficacité".
Dommage.
Jacques NOZICK

PS: je posterai ce commentaire sur le site de l'Ecole des Grands-Parents, association de séniors intéressée par le thème de la fin de vie : http://egpe.forums-actifs.net "

Jacques

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