Petites histoires, nouvelles

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Petites histoires, nouvelles

Message  JEN le Dim 29 Juin - 19:47

NOUVELLE

L'arbre géologique


La maîtresse nous a demandé de faire l’arbre géologique de notre famille. Moi, j’ai eu un peu de mal à mettre mes trois grands-pères et mes cinq grands-mères, surtout Nanie que j’aime le plus.

J’ai vu que la maîtresse, elle a été un peu surprise par la forme de mon arbre, elle a trouvé que c’était un peu compliqué, et a dit qu’il fallait pas mélanger la famille "biologique" et la famille "affective ». Elle l’a montré à toute la classe. Chloé, dont les parents sont aussi divorcés, a dit qu’elle le trouvait très bien, et qu’elle aurait voulu faire pareil, sauf qu’elle savait pas comment placer ses demi-frères, sa demie grand-mère et sa demie tante.

La maîtresse l’a aussi montré au directeur qui passait par là. Il a mis ses lunettes, a retourné la feuille dans tous les sens et a dit : « Voilà le résultat des familles recomposées ! ».

Tous les copains ont voulu compléter leurs dessins, car la moitié de la classe est recomposée, mais la maîtresse a refusé, je sais pas pourquoi. J’ai juste entendu à la fin qu’elle disait que ma Nanie n’est pas biologique, ça ma fait drôlement mal, surtout pour elle. Alors j’ai dessiné un cœur autour de son nom.

Quand Nanie est venue me chercher à la sortie de l’école, j’ai pas osé lui parler de l’arbre géologique, car je sais bien qu’elle n’est pas tout à fait ma grand-mère. Après avoir goûté, j’étais très malheureux, alors j’ai pas pu m’empêcher de lui montrer mon arbre. Elle l’a examiné longtemps, sans rien dire, puis des larmes ont coulé de ses yeux. Elle m’a pris sur les genoux et m’a serré très fort dans ses bras en me disant qu’elle n’avait jamais vu un arbre aussi beau. Alors, en mettant ma tête sur sa grosse poitrine, j’ai su que ma Nanie, elle est aussi biologique que les autres.


JEN
avatar
JEN

Messages : 90
Date d'inscription : 25/04/2008
Age : 69
Localisation : Paris

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

petite histoire

Message  Robert le Sam 11 Oct - 10:57

Un berger faisait paître son troupeau au fin fond d'une campagne quand, d'un nuage de poussière, surgit une rutilante Range Rover venant dans sa direction.

Le chauffeur, un jeune homme dans un complet Armani, chaussures Gucci, verres fumés Ray Ban et cravate Hermès, se penche par la fenêtre et demande au berger :
- Si je peux vous dire exactement combien de moutons il y a dans votre troupeau, m'en donnerez-vous un ?
Le berger regarde le jeune homme, puis son troupeau broutant paisiblement et répond simplement :
- Certainement.
L'homme gare sa voiture, ouvre son ordinateur portable, le branche à son téléphone cellulaire, navigue sur Internet vers la page de la NASA,
communique avec un système de navigation par satellite, balaie la région, ouvre une base de données et quelque trente fichiers Excel aux formules complexes ; finalement, il sort un rapport détaillé d'une dizaine de pages de son imprimante miniaturisée et s'adresse au berger en disant :
- Vous avez exactement 1 586 moutons dans votre troupeau.
- C'est exact, dit le berger. Et comme nous l'avions convenu, prenez-en un.
Il regarde le jeune homme faire son choix et expédier sa prise à l'arrière de son véhicule, puis il ajoute :
- Si je devine avec précision ce que vous faites comme métier, me rendrez-vous mon mouton ?
- Pourquoi pas ? répondit l'autre.
- Vous êtes énarque et vous faites des AUDITS, dit le berger.
- Vous avez parfaitement raison, comment avez-vous deviné ?
- C'est facile. Vous débarquez ici alors que personne ne vous l'a demandé, vous voulez être payé pour avoir répondu à une question dont je connais la réponse et, manifestement, vous ne connaissez absolument rien à mon métier.
Maintenant, rendez-moi mon chien.

Robert
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Papi et mamou sont amoureux

Message  Martine le Lun 24 Nov - 18:46

Mon petit fils qui a 5 ans a surpris mon mari qui m'embrassait furtivement. Sur le moment il n'a rien dit.
mais le lendemain, il a confié en grand secret à ma fille que "Papi et Mamou sont amoureux" : la preuve : ils s'embrassent sur la bouche !

Martine

Messages : 49
Date d'inscription : 26/04/2008
Age : 71
Localisation : Paris

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

histoire pour les petits-enfants (jeunes...)

Message  Jean le Jeu 27 Nov - 19:11

Pour rester en bonne santé, on dit qu'il faut manger 5 fruits et légumes par jour.......

>> Hier, je suis aller voir mon banquier, il est au top du top,
>> Il m'a dit:
>> Vos comptes, c'est la fin des haricots.
>> L'oseille n'a plus la cote.
>> Vos placements ont fait chou blanc.
>> Dans quelques jours, vous n'aurez plus un radis.
>> Il ne vous reste plus qu'a prendre un avocat.
>> Je lui ai répondu:
>> Si je comprend bien, je n'ai plus de poire pour la soif, plus de cerise sur le gâteau.
>> Mes économies sont mi-figue, mi-raisin, en plus je ne peux pas ramener ma fraise.
>> Toutes ces années de labeur, pour des prunes.......

Jean
Invité


Revenir en haut Aller en bas

JEAN L’OURS (histoire pour les enfants)

Message  JEN le Mer 24 Déc - 19:36

Avertissement :
L'histoire qui suit remonte à mon enfance, il y a... plus d'un demi-siècle. Elle figurait dans un grand livre illustré de jolis dessins, dont nous n’avons jamais pu retrouver un exemplaire. Elle a été intégralement reconstituée par ma soeur Lydie dont la mémoire n’a d’égale que une imagination débordante… Elle est malheureusement trop longue pour être mise sur ce forum... Je n'en ai donc mis que le début. Si vous souhaitez connaître la suite vous pourrez la trouver sur mon blog en cliquant à l'adresse suivante : http://nozick.over-blog.com/
(vous pouvez en faire un "copier-coller" si vous le souhaitez)
JEN


JEAN L’OURS


Il était une fois un bûcheron et sa femme qui vivaient au cœur de la forêt. Ils n’étaient pas riches, mais ils menaient une vie simple et paisible. Une seule chose manquait à leur bonheur : ils n’avaient pas d’enfants.
« Ah ! si seulement j’avais un petit à dorloter ! » se lamentait la femme. « Ah ! si seulement j’avais un fils ! » se lamentait l’homme. « Je lui apprendrais à chasser et à bûcheronner. »
Un jour, la femme était dans la forêt en train de cueillir des baies lorsque soudain elle aperçut un ours. Effrayée, elle lâcha son panier et courut se cacher derrière un buisson. Mais comme elle était curieuse, elle risqua un œil pour observer l’animal : c’était une ourse avec ses deux petits. Les oursons gambadaient, se chamaillaient, puis venaient se réfugier auprès de leur mère qui les léchait tendrement. « Cette ourse a bien de la chance d’avoir des petits », pensait la femme, et elle murmura : « J’aimerais tant avoir un enfant, fût-il aussi velu que l’un de ces oursons. » Voilà une parole qu’elle n’aurait jamais dû prononcer !
Quelque temps plus tard, elle su qu’elle attendait un enfant. Le bûcheron en était aussi heureux qu’elle. Mais quand leur fils vint au monde, ce fut la consternation : de la tête aux pieds, il était couvert d’une épaisse fourrure. Comme il ressemblait à un ourson, ils le nommèrent Jean l’Ours. Il était fort et vigoureux et avait déjà de petites dents aiguës. Mais il se montra bientôt impossible à élever : il mordait cruellement le sein de sa mère qui voulait le nourrir, il criait sans cesse, déchirait ses langes et saccageait son berceau d’osier.
La mort dans l’âme, le bûcheron et sa femme furent obligés de s’en séparer. Ils le portèrent dans la forêt et le déposèrent à l’abri dans le creux d’un arbre. Cet enfant était une petite bête sauvage, et ils se disaient que les bêtes de la forêt sauraient subvenir à ses besoins. En effet, à peine les parents étaient-ils partis qu’une ourse, attirée par ses cris, s’approcha de l’arbre creux. Croyant reconnaître un ourson égaré, elle l’emporta dans sa tanière.
Et c’est ainsi que Jean grandit parmi les ours. Nourri d’un lait riche et entraîné par ses frères oursons, il atteignit bientôt une taille et une force hors du commun. À l’âge de six ans, il aurait pu rivaliser avec un homme de vingt ans. Mais il se tenait souvent debout et ressemblait de moins en moins à un ours. Ceci commençait à préoccuper les animaux de la forêt. Un jour, le renard vint trouver la mère ourse.
- Il est de la race maudite des hommes, dit le renard, tous les animaux sont inquiets et demandent qu’on le mette à mort.
- Jamais, répondit l’ourse. Je l’ai élevé et nourri de mon lait, je l’aime autant que mes propres petits.
Après de longues palabres, ils s’accordèrent tous à ce qu’il soit épargné, mais ramené parmi les hommes. Ce soir-là, l’ourse alla chercher Jean, le jeta sur son dos et partit en direction de la cabane du bûcheron. En chemin, elle lui expliqua :
- Tu vas retrouver tes vrais parents. En rôdant près de la cabane, le renard a entendu l’homme et la femme parler de cet enfant velu qu’ils ont laissé dans la forêt. Tu devras être obéissant et apprendre les coutumes des humains. Jean l’Ours était bien triste de quitter sa famille d’adoption et tous les animaux, mais il avait appris à ne jamais contester les décisions de la mère ourse. Arrivée devant la cabane, elle leva sa grosse patte, frappa trois coups, déposa Jean et partit sans se retourner. Le bûcheron alla ouvrir la porte. À la vue de ce grand singe hirsute, il prit peur et referma le battant précipitamment. Mais la femme avait eu le temps de l’apercevoir et son cœur de mère l’avait reconnu.
- C’est mon Jean ! Mon petit !

Elle rouvrit la porte et se jeta au cou du monstre. Elle le couvrait de baisers en pleurant de joie, et ses larmes mouillaient les joues en fourrure de son fils. Ému et embarrassé, Jean restait planté là. Elle le fit entrer et l’installa au coin du feu.

Pour la suite : http://nozick.over-blog.com/
avatar
JEN

Messages : 90
Date d'inscription : 25/04/2008
Age : 69
Localisation : Paris

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Dieu s’ennuyait

Message  Jacques le Dim 4 Jan - 19:46

Un jour que Dieu s’ennuyait tout seul dans son coin, il se mit à converser avec lui-même. Admirant une fois de plus la beauté infinie des milliards de galaxies qui s’enroulent voluptueusement dans le vide sidéral, il se congratula d’avoir réussi un monde si parfait.

Soudain, il remarqua, perdue aux tréfonds de la Voie lactée, une petite planète bleue tournant autour d’une étoile ordinaire, égarée dans l’univers. Il se souvint alors, qu’il avait permis que s’y crée la vie, il y a quelques milliards d’années. Curieux de voir ce que cela avait produit, il y regarda de plus près. Quelle ne fut pas sa surprise de constater qu’une sorte de primate avait colonisé toute la surface de cette modeste planète, pillant ses ressources, polluant ses eaux, ses terres et son air. Dieu examina alors avec attention ces singes nus : il les trouva belliqueux, dévastateurs et cruels envers la nature autant qu’envers eux-mêmes. Mais le comble de son étonnement fut de s’apercevoir que ces animaux appelés humains avaient fini par se croire si différents des autres animaux de la création qu’ils s’imaginaient avoir été créés à l’image de Dieu pour dominer le monde ! Comment, se dit alors celui-ci, ces misérables bipèdes ont-ils pu se mettre en tête une idée aussi saugrenue ? À l’évidence, ces mammifères ont tellement plus en commun avec les vaches et les lapins qu’avec moi, intemporel et immatériel, d’autant que leur ignorance à mon propos est absolue.

En approchant son oreille céleste, il eut une nouvelle surprise. Il s’aperçut que des hommes avaient pris, sans vergogne, la folle liberté d’oser parler en son nom : « Dieu veut ceci, exige cela… » Il entendit même détailler longuement et avec le plus grand sérieux la soi-disant « parole de Dieu » par des illuminés et des imposteurs appelés prophètes ! Il fut un peu contrarié sur le moment, en raison du nombre considérable de bêtises proférées, mais comme la foule écoutait ces sornettes avec ravissement, il en déduit que les plus crédules devaient y trouver quelque réconfort. Il vit aussi que, sans crainte du ridicule, certains le priaient les fesses en l’air, d’autres en bredouillant, en branlant du chef, ou en faisant avec les bras des mouvements d’allure cruciforme.

C’est alors que Dieu découvrit une invention d’une habileté surprenante, celle du paradis et de l’enfer : l’un étant la carotte sacrée qui donne espoir, et l’autre une menace qui fait peur et qui incite à l’obéissance. Dieu chercha aussitôt où pouvait bien être ce paradis tellement promis, mais dans le ciel, il ne trouva que vapeur d’eau. Il eut heureusement plus de chance avec l’enfer, car il vit un type qui criait : « Allah est grand ! Allah est grand ! » et qui tout joyeux se fit exploser, tuant avec lui trois cents personnes. Voyant ce carnage, Dieu comprit que l’enfer était sur terre. Il en fut même complètement convaincu quand il observa combien certains humains prennent soin d’entretenir le malheur un peu partout sous la forme de guerres, de massacres, de famines, d’humiliations ou d’abêtissement. Drôles d’animaux savants que ces humains, se dit Dieu en voyant l’hasardeuse évolution du vivant avait généré toute seule en seulement quelques milliards d’années, sans même qu’il ait eu à s’en mêler.

Bientôt, retournant à son indifférence cosmique et aux réjouissants silences des espaces infinis, il abandonna alors à son cruel sort la gentille planète bleue perdue dans le vide sidéral, et continua de vaquer à ses divines occupations.

J.N.

Jacques

Messages : 51
Date d'inscription : 25/04/2008

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

la petite souris

Message  Papi le Mer 21 Juil - 11:26

Comme chacun sait la petite souris apporte un cadeau quand on a une dent de lait qui tombe.
Notre petit fils a donc mis la dent sous son oreiller... or sa soeur a pensé pouvoir profiter de l'occasion pour offrir un dessin à la petite souris (en précisant : je suis la soeur de Clément).
Hélas notre petit-fils a refusé de mettre ce dessin sous son oreiller, en faisant remarquer que c'était sa dent à lui qui était tombé.
Sa soeur mécontente à laissé son dessin par terre.
Or que croyez-vous qu'il arrivât ? La petite souris lui a aussi amené une pièce...

Papi
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Petites histoires, nouvelles

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum