Moi, Jésus qui vous aime

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Merci mes petits agneaux chéris

Message  JESUS le Sam 6 Fév - 16:36

Merci Jacques pour cette délicieuse petite histoire (j'adore la première partie)... Merci également à ma chère Marie-Claude qui est aussi très astucieuse en me suggérant d'explorer un sujet de premier ordre :"LA CONFIANCE EN SOI". C'est, en effet, un thème d'une importance primordiale pour tout individu car il détermine notre capacité à nous assumer et à vivre en étant aussi heureux que possible. C'est promis... j'y travaille (pas aujourd'hui : samedi c'est le RTT juif, je bulle)

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Le ratage du christianisme

Message  JESUS le Lun 8 Fév - 17:23

Le ratage du christianisme

J’ai passé ma vie à courir les chemins pour apporter la bonne parole, rendre meilleurs mes semblables et les aider à vivre ensemble harmonieusement. Sans doute ai-je apporté quelque réconfort à certains. Hélas le combat que j'avais entrepris contre le malheur était trop inégal. Confronté à autant d'égoïsme, de cupidité, de soif de pouvoir, d'angoisse et de bêtise, c'était un combat perdu d'avance. Je fus cependant encouragé de le poursuivre par la ferveur qu'il suscita chez un nombre grandissant d’adeptes. J'étais cependant comme un joueur qui, à la faveur de quelques gains, se met à jouer de plus en plus gros. Hélas l'euphorie ne dura pas. Ma crucifixion y mit un arrêt brutal et le rêve de rendre mes semblables meilleurs fut anéanti.

Mais, me dira-t-on, mes disciples continuèrent pourtant à prêcher la bonne parole en Palestine et bien au-delà. En principe donc mes efforts n'avaient donc pas été vains. Je serais moins affirmatif. En effet, la bonne parole qu'ils s'apportaient n'était pas exactement la mienne. Mon message était de convaincre les hommes de l'absolue nécessité de faire régner, non pas la traditionnelle crainte de Dieu, mais d'abord et surtout la concorde entre les hommes afin d'éradiquer le malheur. Mon message d'amour était exclusivement destiné aux gens de bonne volonté, sans distinction de condition. Pour mes disciples ce message-là devint accessoire. Le leur fut d'annoncer le rédempteur, le fils de Dieu. Leur bonne nouvelle n'était plus mon enseignement mais un messie. D'une philosophie de l'amour, ils ont fait un culte de la personnalité. Alors tout a commencé à déraper. Pour être plus crédibles et plus exemplaires, ils ont rajouté inconsidérément des miracles, des symboles, des paraboles. Ils ont fait un récit de ma vie si fantaisiste que non seulement je ne m'y reconnais pas, mais qui parfois me fait honte. Les anecdotes qu'ils racontent pour impressionner les croyants sont souvent un défi au bon sens Et aux lois les plus élémentaires de la physique. Leurs évangiles sont devenus des machines à émerveiller les crédules. Derrière leur bric-à-brac symbolique, mon vrai message est devenu quasiment inaudible.

Ce qui me navre le plus, c’est que mon nom soit exploité, ma personne caricaturée pour cautionner des délires mystiques et les dogmes fabriqués pour les nécessités de leur église. Mon nom est rabâché sans fin, jusqu’à l’écœurement. C'est toujours le même discours obsessionnel qu'on enfonce dans la tête des fidèles jusqu'à ce qu'ils perdent tout sens critique, tout discernement. On comprendra, dans ces conditions, que je ne sois pas très fié de ce qu'il est advenu, mais pouvait-il en être autrement ?

Tout a, en effet, mal commencé avec Paul de Tarse. C'est ce fou qui a véritablement jeté les bases du christianisme. Ce juif pieux, après avoir été persécuteur des premiers chrétiens a été séduit et même envouté par leur exemplarité. Il a alors consacré exclusivement son existence à propager le message messianique que l'on sait. Je lui reconnais un courage, une détermination, une intelligence hors du commun. Cependant ses qualités ont été poussées chez lui jusqu'à l'extravagance par une passion doloriste quasi suicidaire. Son génie a été d'abord, non seulement d’oser prêcher partout dans l'empire romain, mais surtout de conforter ses prêches par des lettres inlassablement envoyées dans toutes les communautés de la diaspora juive. Si les paroles s'envolent, en revanche les écrits restent. Ils permettent, en plus, à celui qui les produit de concevoir une argumentation efficace susceptible d'être utilisée par des gens très ordinaires dont le seul talent est de savoir lire. Voilà le secret des épîtres de Paul : conserver les argumentaires et en permettre une diffusion massive. Son génie a été aussi de s'apercevoir que si la diaspora juive était un vecteur astucieux pour aller d'une communauté à une autre, il devenait indispensable de s'ouvrir aux païens pour recruter plus large. Pour osé soit-il, l'abandon de la circoncision et des interdictions alimentaires, fut un coup de maître. Libérés de ces freins, tous les païens en manque d'une religion simple et bien argumentée furent prêts à être séduits. Cependant, le plus grand trait de clairvoyance de Paul est d'avoir découvert que les humains, s'ils aspirent confusément au bonheur, aiment aussi souffrir. Je dois avouer, que moi, Jésus, avec ma nature douce et bienveillante, je suis totalement passé à côté de cette découverte tant elle m'aurait paru insensée et malfaisante. Que la souffrance et l'humiliation puissent procurer de la jouissance m'avait totalement échappé. Paul l'avait parfaitement perçu parce que lui-même éprouvait précisément cette jouissance déraisonnable d'être meurtri et persécuté. Là est la clé de la folie de l’auteur des épîtres. On comprendra alors que ce n'est pas mon message d'amour qui le séduisit. Je n'en veux pour preuve qu'un simple fait : il aurait pu reproduire aisément les plus beaux de mes sermons qui, à cette époque, étaient encore présents à la mémoire de quelques-uns. Non, ce qui l'intéressait passionnément c'est mon supplice, c'est l'idée saugrenue que la douleur pouvait être rédemptrice. Que le fils de Dieu en personne ait été humilié, meurtri puis crucifier confortait sa folie. Imiter la fatale passion du Christ fut sa motivation profonde. Son dolorisme laissa des traces indélébiles dans tout ce qui allait suivre. On ne compte plus alors les saints martyrs allant au supplice en souriant, les affligés remerciant le ciel de leurs afflictions, les sadiques justifiés de leur perversion, la prison des cloîtres, les inquisiteurs et autres innombrables imprécateurs du malheur. Reconnaissons cependant que Paul, avec son charisme, son génie et sa folie, fut le véritable créateur du christianisme. Moi, je n'en fus plus qu'une pauvre figure symbolique désincarnée et surexploitée. Pour me paraphraser je dirais : « rendons à Paul ce qui est à Paul et à Jésus ce qui est à Jésus ».

Avec ce dolorisme, le vers de Paul était dans le fruit pourtant sublime de mon pauvre message qui allait être effacé par la grosse machine de l'église qui se mettrait en place et qui, pendant des siècles, allaient broyer des consciences. Vous me direz : « Jésus, vous êtes quand même d'une sévérité excessive avec cette pauvre église, elle a pourtant compté des gens exemplaires ». Je ne conteste pas. Je pense cependant que ceux qui ont développé des qualités humaines d'exception n'en ont que plus de mérite. Les gens exemplaires dans l'église l'auraient été tout autant hors d'elle, s’ils ont été charitables, c'est parce qu'ils étaient naturellement poussés par la vertu. La crainte de Dieu n'a jamais rendu les hommes meilleurs, elle les rend serviles, sournois et calculateurs. Mais là n'est pas son moindre inconvénient, cette crainte est mise à profit par les exploiteurs car elle permet d'infinies manipulations.

Je confesse m'être trompé il y a vingt siècles. J'ai péché par manque de réalisme. J'ai vu les hommes tels qu'ils pourraient être si une relation de respect et d'amour les unissait. J'en ai conçu une philosophie du bonheur qui s'est révélée utopique car si les hommes aspirent au bonheur personnel, ils sont obnubilés par leurs désirs, par leur jouissance et par l'angoisse de manquer ou de mourir. Le plus pernicieux désir est celui du pouvoir car il est insatiable et illimité : il peut tout autant porter sur des richesses matérielles que sur les consciences de ceux qui lui sont soumis. J'ai oublié que l'homme est avant tout un animal tourmenté qui n'est instinctivement occupé que par sa propre conservation. Le bien commun et l'intérêt général l’indiffèrent. Voilà pourquoi j'ai pu supposer que mon message d’amour était la voie royale vers le bonheur.

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Heureusement, je ne suis pas tout à fait mort

Message  JESUS le Mar 9 Fév - 13:09

Heureusement, je ne suis pas tout à fait mort

Je vous ai raconté aussi fidèlement que possible comment les choses se sont passées. Tout avait plutôt bien commencé. J’étais entré dans la carrière de prédicateur avec un indéniable succès. Hélas, j’ai eu l’imprudence de commencer à faire de l’ombre aux grands prêtres. Ils m’ont tendu un piège dans lequel je suis bêtement tombé. Alors, triste fin, tout ce lamentable ratage a été maquillé par Paul et les pères de l’église, ils en ont fait un glorieux don de ma personne pour la rédemption de l’humanité. Je suis devenu malgré moi le sauveur, fils unique du très puissant. Enfin, on a pensé se débarrasser de moi en me transformant en icône, en vulgaire crucifix, en prétexte à un rabâchage interminable. On m’a progressivement réinventé en un symbole taillé sur mesure. Ce faisant, on m’a trahi et défiguré. On m’a fait dire des choses insensées pour laisser croire à un destin surnaturel. Sans compter ses miracles ridicules qu'on m'a attribués pour impressionner les faibles d'esprit voyant dans ces manifestations surnaturelles la marque évidente de ma connivence présumée avec le puissant et la preuve de la double nature : humaine mais aussi et surtout divine !

Méritais-je une telle caricature ? « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m'as-tu fait ça ? ». M'avoir laissé jouer le jeu grisant du prophète, puis m'avoir précipité dans le traquenard de Jérusalem, n'était pas déjà assez ? Non Dieu, tu as voulu faire de moi un pantin sacré, un illustre cadavre accroché sur des croix aux quatre coins des églises ! À chaque fois que, pour protester, j'ai essayé de revenir parmi les hommes en clamant : « c'est moi, Jésus, je suis de retour parmi vous ! » Je me suis aussitôt retrouvé enfermé dans des asiles de fous !

Ma patience un été poussé à bout. Imaginez, vingt siècles à avaler des couleuvres, ça commence à faire long ! Heureusement, je viens de trouver ce truc nouveau imaginé par les humains : l'Internet. C’est une invention diabolique qui, relègue au musée et celle de Gutenberg. Je suis même surpris que Dieu ne l'ait pas encore utilisé pour sa communication personnelle. C'est pourtant un moyen instantané et grandiose qui peut toucher des milliards d’humains. Comment Dieu, réputée tout puissant, n’utilise-t-il pas encore un moyen de communication aussi efficace ? Pourquoi recourt-il encore à ces auxiliaires médiocres que sont les prêtres, les papes et cette lourde administration aux religieuses. Imaginez un instant, la force de frappe d’un Dieu qui enverrait en permanence des superbes clips vidéo sur tous les serveurs du Web, quel spectacle ! Mais, m'objecteront certains, il n'est pas dans les habitudes de Dieu de se connecter sur Internet. Est-ce à dire que ce Dieu tout-puissant, capable de produire des miracles insensés, de déclencher des tremblements de terre qui font des centaines de milliers de morts, de libérer des énergies hallucinantes dans des étoiles mille fois plus grosses que notre soleil, ce Dieu donc, serait incapable de se connecter sur Internet, ce qui est à la portée d'un gamin de dix ans ?

Non, cette incapacité serait déraisonnable. Surtout pour un Dieu qui a fait des efforts insensés pour faire connaître ses désidératas aux humains, qui a perdu plusieurs décennies à dicter laborieusement ses volontés à un chamelier illettré comme Mahomet. Pourquoi notre Seigneur se contenterait-il de messagers aussi douteux que ce chef de guerre, que ces curés dans des églises sombres, que ces imams dans des mosquées qui puent des pieds ou que ces rabbins dans des synagogues qui ressemblent à des musées ? Est-il concevable que Dieu se satisfasse des simagrées des fidèles qui font de ridicules signes croix, prient les fesses en l’air ou se balancent frénétiquement comme des autistes. Soyons sérieux, je veux bien que les voies de Dieu soient impénétrables, mais il y a là quelque chose qui choque l’entendement et qui laisserait supposer que le Tout Puissant soit rétrograde, masochiste et stupide, ce que personne de sensé ne saurait croire.

J'ai personnellement une petite idée sur la réponse à cette grande question. Cependant depuis ma crucifixion, j'ai appris à être prudent. Aussi ne dirais-je pas qu'il est plus probable que ce soient plus les hommes qui soient en cause que Dieu. Quelles que soient les intentions divines, la mienne sera d'utiliser toutes les possibilités d'Internet pour donner enfin mon avis sur les grandes questions du monde. Je puis vous assurer que cette fois je n'y parlerai pas en paraboles ! Ah les paraboles, ça sent le fabriqué, le cousu de fil blanc. J'en ai assez de proférer des sentences énigmatiques, des phrases à double sens. J’ai décidé de parler comme tout le monde et d'aborder à ma guise tous les sujets qui me plairont ! J'en profiterai pour rétablir quelques vérités à mon sujet, pour dénouer les perfidies et les manipulations que j'ai supportées pendant vingt siècles. Ce sera sans esprit de revanche, sans autre dessein que celui de dire le vrai, le juste et le bon.

J'ai de nouveau envie de promouvoir mon message d'amour au monde, qui, reconnaissez-le, en a de plus en plus besoin. J'ai cependant la ferme intention d'éviter définitivement tout miracle ou autre extravagance du même genre. À cet égard, je m'attends aux récriminations des bien-pensants qui diront : « ce Jésus-là n’est pas celui des Évangiles, notre Jésus, lui, commence toujours ses phrases en annonçant : « en vérité, je vous le dis… », celui-ci est un faux Messie ! ». Ah les gros naïfs, ils ne savent pas qu'il faut se méfier des gens qui ont besoin de vous avertir qu'ils vont dire la vérité, avant de simplement la dire.

Je ne doute pas que ma venue sur Internet puisse inquiéter certaines personnes qui ont l'outrecuidance de parler au nom d’un Dieu dont ils ne savent pourtant rien de plus que les autres que de vagues rumeurs sorties de l’imagination de quelques illuminés ou d’intermédiaires douteux. En matière divine, osons reconnaître humblement que le déficit informationnel des humains est total. Ce que j’avance-là vaut autant pour le Dieu des chrétiens que pour celui des juifs, des musulmans et jusqu'au Grand Manitou, puisque comme chacun sait, Dieu est unique, surtout depuis qu’on a inventé le monothéisme. On peut donc s'attendre à ce que ceux qui ont tout à craindre que je révèle leurs petites supercheries soient les premiers à clamer que le Jésus d'Internet est un usurpateur. Or, je les mets au défi de prouver que le Jésus qu'il vénère soit plus vrai que moi qui vous parle ici. S'ils prétendent, en effet, que Jésus a disparu, c'est qu’ils ne reconnaissent pas l'immortalité de mon âme, ni ma résurrection d'entre les morts. Mais ce serait aussi envisager que tout leur système s'écroule. Réfléchissez-y calmement. Vous allez vous rendre à l'évidence : s'il n'y a pas d'immortalité de l'âme, il n'y aurait alors pas besoin de paradis, donc pas de jugement dernier pour faire le tri, et encore moins de juges (Dieu, Saint Pierre et toute son administration angélique). Pour les croyants confortablement installés dans leur foi, il serait donc suicidaire de prétendre que je suis un imposteur au motif que je suis présumé mort. Si donc je ne le suis pas, je suis aussi crédible et même davantage que je ne le fus, il y a vingt siècles, car mon discours est infiniment plus limpide aujourd'hui que les pauvres bribes qui ont été rapportées dans les Évangiles en passant de l'araméen à l'hébreu puis au grec ou aux innombrables langues dans lesquelles le nouveau testament fut traduit. Or comme chacun sait : traduire c’est trahir.

En résumé et jusqu'à preuve du contraire, ce que je dirai sur Internet devra être considéré comme la vérité vraie, ou comme on dit (parfois exagérément) comme « parole d'évangile ».

JESUS
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Vous êtes même bien vivant...

Message  Joce le Mar 9 Fév - 15:16

Ce que vous nous racontez est surprenant. Où allez-vous chercher tout ça ? Non seulement vous n'êtes pas mort, mais je vous trouve même bien vivant... je suis captivée et charmée par ce discours inattendu.
Je vous adresserai ce soir une prière à 19 h 55. Soyez au rendez-vous, j'ai des choses personnelles à vous dire. Merci par avance, mon cher Jésus.

Joce

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Pourquoi j’admire Mahomet

Message  JESUS le Mer 10 Fév - 11:56

Merci Joce, vous êtes bien charitable avec un pauvre prophète à la retraite. Je me suis connecté à 19 h 08, mais personne au bout de la ligne "prière". Soit nous n'étions pas branchés sur la même longueur d'onde, soit mais vous n'étiez déjà plus en prière, ce qui est probable, compte tenu que, selon les statistiques de l'INSEE la durée moyenne des prières n'excède pas 2 mn 18 secondes.

Pourquoi j’admire Mahomet

J’éprouve pour Mahomet une immense admiration et, bien que je m'efforce de ne pas le laisser deviner, une certaine jalousie. Je reconnais, en effet, que cet illustre prophète a été le meilleur d'entre nous, le plus prolixe, et surtout le plus habile. Si moi, Jésus, dont la réputation de prophète sérieux ne saurait être mis en doute par personne, je lui fais un tel compliment c’est parce qu'il est amplement mérité.

À côté de lui, Moïse ou moi-même, sommes des dilettantes, en effet, son professionnalisme saute aux yeux. Il n’a rien n'a laissé au hasard, toutes les affaires humaines, même les plus triviales ont été abordées par ses préceptes : comment manger, s'habiller, pensez, copuler, guerroyer, prier, supplicier, aimer… Tout est là, il suffit de lire, en arabe bien sûr. On notera à cet égard, que Dieu, qui parlait couramment l'araméen et le grec, a désormais la fantaisie de s'exprimer en arabe, mais uniquement pour faire plaisir aux musulmans. D'où l'obligation pour les pauvres fidèles, qu'ils habitent l'Indonésie, l'Afrique ou la Corrèze, de ne lire le Coran ou d'en réciter ses versets, qu’exclusivement en arabe, même s'ils ne parlent pas un traître mot de cette belle langue. Voici encore là un exemple que les voies de Dieu sont extrêmement impénétrables.

Pour autant que je puisse en juger, ne parlant pas arabe, le message du prophète Mahomet semble plutôt éloigné du mien. Non seulement dans sa forme, mais surtout dans son contenu radicalement activiste, parfaitement explicite. Les exhortations du Coran ou des hadiths, ces astucieux témoignages des dires du prophète, transmis par les disciples, constituent les sources d’un droit islamique qui ressemble à une véritable arme de guerre sainte. Cependant, si Allah a bien les attributs que lui reconnaît l’Islam par les révélations même de son prophète, je suis légèrement surpris qu’il lui ait fallu pas moins de vingt trois ans à pour délivrer le Coran à son intermédiaire. Compte tenu des moyens divins, il est surprenant que Dieu ait procédé d’une manière si laborieuse, et hasardeuse. Ceci ne révèlerait-il pas un empirisme par trop humain ? D’autant que le nombre pléthorique de 6226 versets du coran aurait tendance à brouiller un peu l’efficacité du message. La confusion est encore aggravée par la présence de versets incomplets, incompréhensibles ou contradictoires, même pour les exégètes maîtrisant la langue préférée du Tout Puissant. Il y a là, pour le moins, une négligence incompatible avec l’infaillibilité et la puissance supposée ou de l’inspirateur ou de l’intermédiaire.

Heureusement, nous dira-t-on, le Tout Puissant dans son infinie sagesse, a donné aux hommes les moyens de rectifier les erreurs, manquements et contradictions qui auraient pu se glisser de ci de là, en éclairant le Coran, par l’apport judicieux des hadiths. Hélas, ce remède s’avère, d’un point de vue logique, pire que le mal. En effet, les hadiths sont également loin d’être irréprochables car ils résultent le plus souvent d’une succession de témoignages répétés verbalement (chacun a pu expérimenter la fiabilité hasardeuse du jeu appelé « téléphone arabe »). À telle enseigne qu’on a dû classer les hadiths en « sains » (leurs chaînes de transmission depuis le prophète sont fiables et multiples), en « bons » (leur fidélité est aléatoire), et en « faibles » (leur fiabilité est douteuse, mais… ils auraient pu être dits par le prophète). De plus, faiblesse qui ne se révèle qu’aujourd’hui, pourquoi s’est-il essentiellement limité aux mœurs de bédouins et de marchands du 7 ème siècle en Arabie ? C’est étrange, on dirait presque que mon collègue Mahomet ignorait tout ce qui pouvait se tramer ailleurs que sur ses terres. A moins que… Allah malgré sa clairvoyance légendaire, ait eu l’inconséquence de ne pas prévoir l’évolution des mœurs qui allait suivre. Cette légèreté est d’autant plus regrettable qu’elle révèle aujourd’hui dans le Saint Coran, des aspects archaïques et des faiblesses sur lesquels il vaut mieux ne pas insister, dans la mesure où la plupart des croyants ne s’en sont pas encore aperçus.

A cet égard, même si moi Jésus de Nazareth, si je n’ai pas dit grand-chose, je me suis efforcé de délivrer un mon message suffisamment universel et pérenne pour ne pas paraître avoir juste été destiné aux bédouins d’une époque révolue. D’autant que dans les pays modernes où des confessions différentes peuvent cohabitent (sans que les minorités soient périodiquement persécutées), les croyants d’origines diverses, sont tenus de respecter les usages des pays qui les accueillent dont certaines s’avère quelque peu incompatibles avec les recommandations du Coran. Comment, par exemple, exécuter ses cinq prières par jour, au bureau ou lorsqu’on conduit un avion ou un autobus ? Allah a-t-il bien pensé la chose ? Comment lapider sur la place publique, à Londres ou à Paris, ces derniers temps ? Il est évident que les intégristes qui veulent maintenir la dictature de leur loi religieuse voient d’un mauvais œil une possible émancipation des consciences sous la protection bienveillante d’une juridiction laïque. On les comprend, les pauvres, si les fidèles se mettent à penser par eux-mêmes, s’ils ne sont plus soumis au bourrage de crâne, où va-t-on ? Les lois laïques ont tendance à supplanter les lois religieuses, les premières deviennent alors nécessaires et suffisantes pour baliser les contours d’une morale acceptable par tous. À mesure que recule la sauvagerie et l’ignorance dans les sociétés évoluées, une certaine ouverture d’esprit, propre à la paix civile, commence à s’imposer au monde religieux. Quel dommage pour les théocraties que voudraient nous offrir certains enturbannés.

Mon seul tort vis à vis de toi, Momo (entre nous on se donne des petits noms… par gentillesse), et là où tu m’as bien couillonné, c’est que non seulement je n’ai pas prévu qu’allait venir sept siècles après moi un malin dans ton genre : « Jésus
On m’accusera peut-être de tirer encore la couverture à moi, mais je ferai remarquer que mon message de respect et d’amour, sans vouloir trop enfoncer Mahomet et son coran, n’a pas pris une ride. Il peut s’appliquer partout et sans les contraintes et les injonctions des docteurs de la foi. Moi, Jésus de Nazareth, j’ai peut-être eu finalement tort de jalouser mon collègue Mahomet pour la réussite spectaculaire de ses entreprises.

JESUS
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Jésus qui ne nous aime pas nous les simples d'esprit !

Message  CORRE Marie-Claude le Mer 10 Fév - 14:54

Oui, Joce, je suis d'accord avec vous ! Il est bien vivant... !

MAIS : Ce Jésus là , que je lis sur internet, depuis un certain temps, ne nous aime pas !
Aussi, mon intérêt pour ce forum s'amoindrit ! (l'aviez-vous prévu Joce ?)

En effet, CHER JESUS, vous n'avez pas tenu compte de ma prière, prière que vous m'avez demandée.
"une de plus = Oh No !"

J'imagine que pour vous, les prières ne sont que le reflet des désirs "des simples d'esprit" = expression que vous utilisez régulièrement ! Donc : sans intérêt ! Comme les boutades ou les réponses qui arrivent sur ce forum, vous les balayez au plus vite pour reprendre votre discours SANS FIN...!
Vous vous lancez, tête perdue dans vos pensées, vos diktats... Aussi, vous n'avez aucun intérêt pour nous : simples mortels = vos égaux ...

Oui, vos égaux ! Puisque vous ne cessez de détruire le mythe de jésus comme n'étant pas le fils de dieu mais un homme pris dans un mal-entendu ! Ce que je suis prête à croire !
Mais, je pense, qu'affirmer que vous êtes Jésus : "celui qui nous aime" est une utopie dans votre discours.
C'est ce que vous croyez ... !

Vous nous dites que vous voulez diffuser "votre message d'amour" [/i] sur Internet.
Pour ma part : je ne ressens pas d'amour... No Car, vous ne montrez aucune empathie envers ceux qui vous écrivent. Systématiquement, vous faites "la sourde oreille" à nos réponses... et vous continuez votre érudition.

A quoi cela vous sert-il réellement, sinon à vous lancer avec frénésie (je le sens aux fautes de frappe de plus en plus nombreuses dans vos textes) dans un MONOLOGUE sans fin...

C'est ce qu'on appelle : "se masturber l'esprit !" .
Car, je ressens une certaine autosatisfaction... une forme de jouissance par rapport à "VOTRE VERITE !" Nos réponses ne font qu'alimenter votre frénésie voire votre délire...

Je vous laisse donc à votre plaisir solitaire... ne voulant en aucune cas rentrer dans ce jeu !

Je n'attends pas de vous une réelle réponse...
Et cette fois-ci, je vous dit : "ADIEU, Jésus d'Internet qui ne nous aime pas !"

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Supplique à Marie-Claude

Message  JESUS le Jeu 11 Fév - 15:40

Ma chère Marie-Claude,
Vous vous trompez, je vous aime vraiment, mais j’ai peu de moyens de vous le faire savoir. La seule manière de montrer mon empathie est de faire entrevoir à ceux qui le souhaitent l’envers du décor habituel.

Vous avez fait des commentaires, souvent judicieux, mais ces commentaires se suffisaient à eux-mêmes et semblaient ne pas exiger de réponses. Reconnaissez cependant que vous ne m’avez jamais posé de question précise appelant de moi une réponse circonstanciée. Faites-le et vous verrez si je m’esquive et si je suis indifférent.

Moi-même je trouve souvent mon monologue frénétique si peu intéressant que je n’ai pas envie de me connecter, ni de corriger mes fautes de frappes. Puis regardant ce qui se dit, les petites mesquineries et futilité des uns et des autres, le courage me revient. A quoi ça sert ? Je ne sais pas. Je ne sais même pas si vivre sert à quelque chose. La seule chose que je sache est que l’on peut parfois trouver du plaisir et que si celui-ci est partagé, si un minimum de connivence s’installe, ça donne envie de continuer.

N’oubliez pas que, sachant que je suis un prophète de pacotille je ne me prends pas au sérieux. Même si vous nous quittez, vous serez toujours parmi nous, et personne ne m’empêchera de vous aimer vraiment, pas même vous, et de me montrer digne de votre estime, qu’un moment, j’ai espéré mériter.

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Re: Moi, Jésus qui vous aime

Message  Martine le Jeu 11 Fév - 17:41

Cher Jésus,
Je suis une de vos adeptes, je ne me suis jamais exprimée ici car votre petit feuilleton me fait plaisir. Contrairement à ce que pense Marie-Claude, je crois sincèrement en votre bonté et en votre altruisme. Je pense que vous avez peu d'occasion de témoigner votre amour, sauf en nosu permettant de porter un regard un peu décalé et désabusé sur quelques certitudes que nous avons. J'ai remarqué, comme elle, que votre ton a changé car personne ne vous a rien demandé de particulier. Il est donc normal que vous continuiez sur votre lancée : allez-vous finir en apothéose ou vous casser le figure en route ?
Vous dites que vous nous aimez, continuez à le prouver (parlez-nous de la morale, du sexe, du bon Dieu ou de la culture des fraises... vous avez carte blanche) en nous amusant.
Suggestion pourriez-vous envoyer votre photo dédicacée, pour convaincre ceux qui ne croient pas en vous ?
Bises

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Une religion parfaite ?

Message  Romain le Lun 15 Fév - 18:35

Cher Jésus, vous êtes un expert en religion. C'est pourquoi je me permets de vous poser une question à laquelle vous devriez pouvoir répondre :

Quelles seraient, selon vous, les caractéristiques d'une religion parfaite ?

Si on regarde toutes celles dont on a hérité, reconnaissez que c'est pas terrible, il est même incroyable que des gens sérieux puissent continuer à y croire.

J'ai hâte d'avoir votre avis, et surtout ne tournez pas autour du pot !
Merci par avance,
respectueusement
Romain

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Une religion parfaite

Message  JESUS le Lun 15 Fév - 21:26

Je reconnais qu'en matière de religion ça fait des siècles qu'on n'a rien sorti de vraiment intéressant, et que plusieurs qui ont survécu jusqu'à aujourd'hui ont du plomb dans l'aile. Pire la religion que certains qualifient de "plus con" est celle qui se porte le mieux, est-ce un paradoxe ou une fatalité? Ceci dit, le problème n'est pas simple. S'il l'était, il y a longtemps que quelqu'un l'aurait imaginée, cette religion miracle.
Je veux bien réfléchir avec vous, mais il faut que vous mettiez la main à la pâte, sinon je vais encore être accusé de faire un "monologue frénétique", et on va encore dire que je ne vous aime pas (ça m'a fait beaucoup de peine...) ou que je "tourne autour du pot".
Je vous propose de continuer mon récit parce que ça m'amuse et de réfléchir au sujet. Ceci dit, j'ai remarqué que certains sujets de ce forum on été traités par des gens sensibles et brillants... peut-être pourraient-ils se retrousser un peu les manches. J'avoue parfois me sentir un peu seul... Wink
Je vous embrasse
JESUS

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Cher Jésus... qui nous aime

Message  CORRE Marie-Claude le Mar 16 Fév - 10:33

Je vois que vous avez été sensible à ce que je vous ai dit... au delà de ce que je pensais. Je vous voyez si.... "imperméable" ! Je vous présente mes excuses... Je ne voulais pas vous blesser.

En fait, ce que j'attendais de vous, c'était un peu d'attention. J'aurai aimé, égoïstement, que vous repreniez mes réponses. Car, ce qui me caractérise le plus : c'est "le manque de confiance en moi" comme je l'ai évoqué mais aussi le besoin de "reconnaissance"... et sûrement en prime, un brin d'égocentrisme !

Au quotidien, mon mari passe à côté de moi sans me parler. Il ne dit rien de ses journées que je passe seule de mon côté ne travaillant pas. Quand il rentre à la maison, il vaque à ses occupations sans me voir. Du moins, c'est l'impression que j'ai, bien souvent !

Et je crois que cette situation a rejailli dans mes propos. Vous m'en voyez désolée.

De plus, je me sens larguée par toutes ces questions sur la religion et j'ai peur de ne pas pouvoir "suivre"... je ne sais plus comment "y mettre mon grain de sel !" surtout concernant votre histoire.

J'ai été dure avec vous. Je le regrette profondément. Me pardonnerez-vous ?

Bien amicalement : Marie-Claude pale

CORRE Marie-Claude

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mea culpa

Message  JESUS le Mer 17 Fév - 12:35

Chère Marie-Claude,
Ce serait plutôt à moi de vous demander pardon de n'avoir pas compris votre demande. Dès les premiers mots que vous avez mis sur ce forum, j'ai senti votre sensibilité et une certaine amertume dont j'ignorais la cause.
Sans doute avez-vous pensé que le Jésus que j'assume être, était en mesure de dialoguer avec vous sur un mode intime. En suis-je capable ? Est-ce que vos interrogations et mes réponses peuvent intéresser d'autres personnes que vous et moi ?
Je pense sincèrement que les questions difficiles que vous vous posez, d'autres se les posent car nous aimons, nous souffrons pareillement, à des nuances près, tous les humains fonctionnent de la même manière, bien que chacun ait l'impression d'être unique au monde : "Chaque homme porte en lui la forme entière de l'humaine condition".
Pour autant, je me suis assigné une mission qui est d'apporter le plus sérieusement possible (on peut être sérieux et s'amuser...) un éclairage nouveau sur les mœurs et les croyances du XXI ème siècle.
Je vous renvoie à une réponse que vous avait faite une internaute, que vous n'aviez pas bien prise et qui reposait sur un malentendu, elle vous proposait de vous exprimer sur une autre rubrique que celle-ci pouvant donner lieux à des approfondissement et un dialogue personnel et même intime. Je crois qu'elle n'avait pas tort et je suis sûr que, compte tenu de votre personnalité de votre capacité à vous analyser vous pourriez animer une rubrique passionnante sur les questions que se posent les femmes : que fait-on de sa vie ? Que peut-on attendre de son conjoint, de ses proches ? Peut-on se construire une philosophie pratique qui aide à vivre ?
Surtout n'ayez jamais peur d'être "larguée", vous avez une finesse et un bon sens évidents, qui vous permettront de réussir infiniment mieux que vous ne le supposez !
Ne vous minimisez jamais, les autres le feront assez pour vous.
La seule promesse que je puisse vous faire est que si vous intervenez dans une quelconque rubrique ou si vous postez votre propre sujet de discussion, je serai des vôtres.
Sachez enfin que je suis ravi de vous avoir retrouvé. Je vous embrasse.
Jésus qui vous aime

JESUS
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Les fous de Dieu

Message  JESUS le Jeu 18 Fév - 14:54

Vous pensiez pouvoir souffler un peu, pas de chance, dommage, je ne vous lâche pas et poursuis allègrement mon récit...

Les fous de Dieu
Moi, Jésus ayant vécu le pire, ayant tout vu et tout entendu depuis 20 siècles, je reste émerveillé par les humains, capables du meilleur comme du pire. J'ai d'ailleurs résumé ma pensée dans cette fameuse sentence : « l'homme n'est ni ange ni diable, mais le malheur veut que quand il veut faire l'ange, il fait le diable ». C'est ainsi que celui qui, au prétexte de servir Dieu, persécute ses frères, celui-ci et un suppôt du diable. Une intention louable ne peut jamais justifier des résultats pernicieux, criminels ou simplement stupides.

S'il est un domaine où s'illustre ce genre d'incohérence, c'est bien celui de la religion, précisément celui où j'ai toujours manifesté une prédilection certaine et dans lequel aucun docteur de la foi, de quelque obédience que ce soit, ne saurait m'en remontrer. Mais ce que personne ne doit oublier, c'est surtout qu’en deux millénaires, le naïf le prophète juif que j'étais, a pris de la distance avec les événements, les idées et les croyances. Il en est résulté une hauteur de vue me permettant de me placer au-dessus des superstitions, des angoisses et des obsessions qui obnubilent tant ceux qui en sont victimes. Devenu juste, lucide et sage, je m'attache désormais à porter un jugement impartial et bienveillant sur tous les agissements et les lubies des humains. C'est donc avec le seul souci de la logique et de la vérité que j'ai cru utile de vous parler d'une dangereuse engeance : les « fous de Dieu ». Il est parfois difficile de distinguer le fou de l'homme normal, tant les formes de folie sont diverses. On s'accordera cependant à reconnaître qu'à partir d'un certain niveau, l'excès déraisonnable est la marque principale de la folie. Tant qu'un malade mental s'en prendre à lui-même, il reste socialement acceptable. Le problème apparaît quand la folie commence à nuire aux autres. Or parmi les formes de folies les plus nuisibles, la religieuse est la plus dangereuse et la plus communicative.

Y il y a en cette matière toutes les nuances possibles, je passerai donc rapidement sur les aimables fantaisistes, sur les bigots du vendredi, du samedi ou du dimanche (j'ai toujours été intrigué que le « jour du seigneur » soit différent pour chaque religion, bien que chacun reconnaisse il n'y a qu'un seul Dieu. Serait-ce là un signe prémonitoire de l’avènement prochain des week-ends de trois jours ?). Aller à la mosquée, à la synagogue ou à l'église n'a certes jamais fait de mal à personne. C'est une bonne occasion pour voir les amis. Le rôle de la religion (du latin religare) n’est-il pas relier ? (du moins… étymologiquement, car dans la pratique on n’a jamais rien trouvé de mieux pour faire s’entretuer nos semblables). Avec cependant une nuance non négligeable, flagrante lorsque par exemple, un chrétien va prier dans une mosquée ou un musulman dans une église, surtout si l'un ou l'autre se met à priver à sa façon habituelle. On verra alors les limites exactes du mot « religare ».

Quand j'évoque les « fous de Dieu », je ne parle pas des inoffensifs exégètes de toutes obédiences, mais uniquement des malfaisants et des criminels. Ces malades pensent qu'ils détiennent la vérité, que leur religion est la seule véritable, leurs prophètes sont les plus fiables, leurs dogmes les mieux construits. Ces gens sont aveuglés par une foi qui ruine inexorablement leur raison et défie la simple logique. Dans ce domaine, l'inquisition catholique a longtemps été inégalée pour sa folie meurtrière, son sadisme et sa bêtise. Elle est désormais largement concurrencée par les musulmans intégristes comme les salafistes.

Sans doute la chrétienté (celle précisément que je réprouve et qui m’a trahi) a aussi fabriqué par le passé ses fous de Dieu genre Torquemada et aurait peu de leçon à donner aux autres. Cependant, s’il est incontestable que la quasi-totalité des musulmans sont de bons pères de familles pacifistes et vertueux, on peut déplorer qu’une application littérale du Coran et des hadiths, permette à certains extrémistes de justifier un terrorisme international d’une ampleur inconnue jusqu’à présent. Sans doute ces gens-là sont d’abord des fous et de criminels, plus que de religieux. Ils sont animés d’une passion meurtrière exacerbée par des traditions guerrières et tribales, par la haine des anciens colonisateurs et par un nationalisme arabe bien compréhensible. Il n’empêche cependant, que le Coran et ses extrapolations, fournit indéniablement toutes les justifications aux exactions et à l’endoctrinement, des extrémistes en les confortant dans une bêtise surréaliste (leurs combattants et kamikazes ne partent-t-ils pas à la mort avec la glorieuse certitude d’accéder à un paradis grotesque ?). Les modérés disent honteusement que leur lecture du coran n’est pas correcte. Elle est hélas pourtant possible.

Alors, Mahomet, quand viendras-tu me rejoindre sur internet pour mettre un peu d’ordre chez toi et empêcher de nuire ces malfaisants qui se réclament de toi ? Je te parle honnêtement, de prophète à prophète, méfie-toi, sinon les brebis galleuses jetteront l’opprobre sur l’Islam tout entier, s’il s’avérait incapable d’extirper de son texte sacré les prétextes à susciter la barbarie et des fous comme Ben Laden qui montrent que trop souvent, les religions alimentent le malheur dont elles sont issues.

Parmi les fous de Dieu, on ne rencontre pas que des débiles profonds. Certains donnent l'impression être visiblement normaux. Ils peuvent même témoigner d'une importante culture religieuse et connaître une quantité phénoménale de textes sacrés. Ils sont incollables sur ce qu'il faut faire ou ne pas faire pour complaire au Tout-Puissant. Ils sont capables de justifier chaque parole qu’ils profèrent par une citation d'un de leurs textes sacrés (le principal intérêt des textes sacrés est qu'on peut y trouver la justification de tout ce que l'on veut, et même de son contraire). Le problème avec cette funeste engeance est qu'elle inclut des monomaniaques assez charismatiques pour communiquer largement autour de leur folie. Regardez l'activisme de Saint Paul, des prédicateurs et imams de tous poils. Les thuriféraires sont obnubilés de faire partager leurs croyances par le plus grand nombre d'adeptes. Quand la séduction ne fonctionne plus pour convertir, ils utilisent la force et toutes formes de violences pour que leurs victimes abandonnent leurs croyances ou, si elles n'en ont pas, adoptent la leur.

L'homme de bon sens pourrait (ou devrait) s’étonner que les fous de Dieu ne soient pas enfermés dans des asiles d'aliénés où ils devraient logiquement se trouver. La raison de cette négligence vient du fait que, dans les pays démocratiques et relativement civilisés, la religiosité est considérée comme respectable, ce qui induit pour ses meneurs une certaine impunité. Pousser au crime par des paroles ou des écrits menaçant est chose largement tolérée. On ne commence à protester que quand les dégâts deviennent un peu trop visibles et que les cadavres s’accumulent. Il faut par exemple des massacres genre Saint-Barthélemy ou des avions qui s’encastrent dans des tours à New York pour que les braves gens commencent à s’apercevoir des excès criminels de la religiosité. Cette folie est telle qu’elle peut même arriver à se passer de Dieu comme l’ont illustré le communisme stalinien ou le nazisme qui constituent des religions sans dieux. Si on les examine attentivement, on se rencontre que leurs doctrines fonctionnent sur des schémas similaires. Il y a un prophète qui prend le pouvoir et impose une croyance, un dogme qui séduit, des menaces, et des récompenses. Prenez par exemple un petit chef de clan ou de parti capable de galvaniser les foules par ses dons d’orateur inspiré. Faites le écrire ou dicter une œuvre vaguement prophétique. Entourez le de disciples subjugués par son charisme et ayant envie de se lancer dans une guerre sainte… et vous obtenez quoi ? Mahomet diront certains, Hitler diront les autres. Leur principale différence, c’est que Mahomet a militairement réussi son coup alors que Hitler a raté le sien. Pourtant leur folie n’était pas si éloignée. Outre le bonheur et la prospérité de leur peuple, le premier voulait éliminer ou assujettir les infidèles, le second se contentait de l’élimination des juifs, tziganes et autres populations inférieures comme les Arabes ou les slaves au profit de la seule race aryenne, considérée à ses yeux comme pure.

Ceci est effectivement troublant, mais imaginez un instant qu’Hitler ait réussi son coup et Mahomet raté le sien. Qu’en serait-il advenu ? Mahomet serait tombé dans l’oubli, comme tant d’autres avant lui, et Hitler aurait organisé un ordre nouveau avec ses grands-messes attirant des foules fanatisées, Mein Kampf serait devenu une sorte de Coran avec ses exégètes et ses docteurs de la fois. La croix gammée serait devenue le symbole vénéré. On ferait non pas le pèlerinage à la Mecque, mais quelque part en Bavière sur les traces du Führer. On aurait alors comme profession de foi : « il n’y a d’ordre nouveau que le nazisme et Hitler est son prophète ».

Les natifs bien-pensants me diront : « tu divagues mon pauvre Jésus. Tu nous décris là un impossible scénario catastrophe ». Mes bons amis, vous ne croyez pas si bien dire… Imaginez un instant, un instant seulement qu’un Ben Laden réussisse son coup ! Il ne serait pas impossible qu’Hitler fasse pâle figure à côté de lui. Le drame, c’est que les nouveaux fous de ce genre pourraient avoir un jour, à leur disposition, des armes de destruction massive qui, pour la gloire d’Allah, pourraient faire sauter allègrement plusieurs fois la planète.

Alors mes bons amis, peut-être serait-il temps que cesse la banalisation de ces religions qui génèrent des fous qu’elles ne sont même plus capables de contrôler ni de condamner. Et surtout qu’advienne enfin le règne de la raison et que mon message d’amour commence à pénétrer les consciences des humains de bonne volonté. Ce qui, aussi vrai que je m’appelle Jésus, n’est pas gagné !

JESUS
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Les fous de Dieu

Message  Claude le Sam 20 Fév - 20:48

C'est vrai que les fanatiques sont des fous. Pourtant les croyants des différentes religions n'ont pas tendance à les désigner comme malades mentaux, mais comme des exemples de bons croyants. Quand ils les condamnent c'est du bout des lèvres, ou c'est par omission. Le problème c'est qu'un malade mental ne peut admettre qu'il l'est... Tout ce qui est excessif n'est-il pas insignifiant?

Claude
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Commentaire de texte trouvé sur internet

Message  JESUS le Lun 22 Fév - 16:49

Même Dieu a besoin de cloches

Comme l’éternité c’est une peu long, surtout vers la fin, comme disait un philosophe célèbre, il faut que moi, Jésus de Nazareth, je me trouve quelques occupations. C’est ainsi que pour passer le temps, il m’arrive de naviguer sur internet, navigation beaucoup moins dangereuse que toutes celles entreprises par le malheureux Saint Paul qui fit faire naufrage un peu partout autour de la Méditerranée sans se décourager. C’est donc avec émerveillement que je découvre tout ce que le génie humain a pu déposer sur le réseau des réseaux. Il est bien sûr difficile de s’y retrouver car internet c’est à la fois le tour de Babylone, le marché aux puces et la foire d’empoigne. Le problème reste de faire le tri, ce qui nécessite un jugement sûr, un minimum de culture, et surtout de ne pas prendre des vessies pour des lanternes.

Je suis ainsi tombé l’autre jour sur un site qui faisait de la publicité pour l’islam. Je pense que ce site a dû faire très plaisir à Allah car il était tout à sa gloire. Il semblait avoir été écrit par un enfant de dix ans tant ses arguments étaient simplistes. Je me suis dit qu’il était sympathique de faire des sites pour les enfants, ça les entraine à réfléchir et à manier la souris. Ce site m’a renvoyé à un deuxième qui lui, m’a semblé être destiné à des débiles mentaux. Je me suis dit qu’il était bien charitable de la part des musulmans de prendre la peine de distraire les pauvres créatures qui n’ont pas été favorisées par la nature. J’ai ainsi pu surfer de site en site. Cependant au bout de dix minutes, j’ai ressenti une inquiétude : tous ces sites fonctionnent sur le même principe, en gros : « nous sommes la seule religion sérieuse, les autres sont pernicieuses et dépassées. La preuve : c’est dit dans le coran ». En effet, à chaque fois était cité un passage du livre saint prouvant de manière irréfutable que tout ce qui était avancé dans leurs arguments était la vérité vraie. Je dois pourtant avouer que je suis resté un peu sur ma faim car ma logique a besoin de nourriture plus solide. D’autant que je m’aperçus que ces sites étaient destinés à promouvoir les grands préceptes de cette belle religion non seulement aux demeurés mais aussi aux gens normaux. Je ressentis alors un certain malaise car ce qu’on pourrait excuser pour des enfants ou des demeurés ne saurait l’être pour des adultes au XXI éme siècle, disposant de la radio, de la TV et même d’internet.

Je ne suis pas opposé à la publicité, j’en ai moi-même fais un mon temps, et je sais mieux que personne que même Dieu lui-même a besoin de cloches pour appeler les fidèles. Je n’hésite cependant pas à dénoncer la publicité quand elle est mensongère, même si elle est habile et bien présentée. Il me semble, en effet inexcusable que des gens cultivés et raisonnables puissent utiliser sans mauvaise conscience le genre d’inepties que ce que j’ai trouvées sur ces sites (à moins qu’ils n’y croient eux-mêmes… alors le problème serait encore plus grave). J’aurais pu vous infliger ces publicités calamiteuses qui transpirent la bêtise, la mauvaise foi et l’ignorance, mais c’eut été indigne de vous. Aussi ai-je préféré choisir pour vous ce que j’ai trouvé de mieux : un texte qui présente toutes les apparences de sérieux et de rigueur, que par honnêteté, je reproduis ici intégralement :

« Ceux qui maintiennent que la vérité est relative et que toutes les croyances sont acceptables estiment qu’il est impossible de dire que telle ou telle croyance est fausse, car pour eux, la religion demeure une croyance purement individuelle. La fausseté de cet argument est tellement évidente qu’il n’est nul besoin de se perdre en détails pour la prouver. Si une religion présente Jésus comme un faux prophète, qu’une autre maintient qu’il est Dieu en personne et qu’une troisième affirme qu’il était un humain spécialement choisi par Dieu pour en faire un prophète, comment peuvent-elles toutes être vraies? Forcément, une seule de ces trois descriptions s’applique à Jésus (que la paix soit sur lui). Et comme une seule de ces affirmations peut être considérée comme vraie, si nous pouvons l’établir clairement alors les deux autres doivent, en toute logique, être considérées comme fausses.
Cela ne signifie pas, cependant, qu’une personne n’a pas le droit de croire en ce qu’elle veut, car Dieu a accordé à tous les humains ce droit fondamental. Mais en même temps, cela ne veut pas dire, à l’autre extrême, que toute croyance est acceptable et qu’on ne doit pas former de jugement sur les croyances. Aussi, le fait de laisser une personne libre de croire ce qu’elle veut ne signifie pas nécessairement qu’on lui donne le droit de pratiquer ouvertement ses croyances ou d’en faire l’apologie, car les lois en vigueur dans chaque société prennent en considération l’effet des actions individuelles au niveau, beaucoup plus large, de la société en général et des règles strictes sont édictées pour favoriser le bien commun et ne pas nuire à la société dans son ensemble.
Tout ce dont nous avons discuté jusqu’ici nous permet de conclure, sans équivoque, que soit toutes les religions pratiquées aujourd’hui dans le monde sont fausses, soit il existe parmi elles une seule religion qui constitue la Vérité; car même si plusieurs religions contiennent des similitudes, elles possèdent aussi des différences fondamentales irréconciliables.
Si nous disions qu’aucune des religions présentes aujourd’hui dans le monde n’est vraie, cela reviendrait à dire que Dieu est injuste car Il nous aurait laissés errer, sur terre, dans le péché et la transgression sans nous indiquer la bonne manière de faire les choses. Voilà qui est impossible de la part d’un Dieu sage et juste. Par conséquent, la seule conclusion logique est qu’il existe réellement aujourd’hui une seule et unique religion véridique, qui est là pour nous guider dans toutes les sphères de la vie, ce qui englobe le domaine religieux, les considérations morales, le développement harmonieux de la société et l’épanouissement personnel des individus.
Comment savoir quelle est cette unique religion véridique? Il est du devoir de chaque être humain de faire cette recherche. Les humains ont été crées pour réaliser un objectif supérieur, pas seulement pour manger, dormir, se procurer leurs moyens de subsistance et assouvir leurs désirs. Pour réaliser cette destinée, encore faut-il savoir quelle est le véritable objectif de notre existence, ce que seule une quête sincère peut nous révéler. Si l’on croit que Dieu existe et qu’Il n’a certainement pas permis aux humains d’errer éperdument dans l’égarement, alors il faut partir en quête de la religion et du mode de vie que Dieu a révélés aux hommes. Cette religion ne doit pas être cachée ni difficile à trouver ou à comprendre, car ce serait contraire au but recherché. De plus, comme nous avons mentionné que toute chose tend vers une seule vérité absolue, son message doit être le même jusqu’à la fin des temps. Enfin, elle ne doit contenir aucune fausseté ni contradiction, car la fausseté et la contradiction ne serait-ce que dans une sphère de la religion suscite le doute quant à l’intégrité de ses textes et démontre la fausseté de la religion tout entière.
À part l’islam, aucune autre religion ne remplit les conditions susmentionnées. L’islam est la religion qui est en parfait accord avec la nature humaine et celle prêchée par tous les prophètes depuis l’aube de l’humanité. D’autres religions présentes aujourd’hui, comme le christianisme et le judaïsme, sont des vestiges de la religion révélée et pratiquée, à leur époque, par tous les prophètes, c’est-à-dire l’islam. Avec le temps, toutefois, les enseignements d’origine ont été soit altérés soit perdus, et ce qui reste aujourd’hui de ces religions est un mélange de vérités et de mensonges. La seule religion qui a été préservée et qui prêche toujours le même message apporté par tous les prophètes est l’islam, la seule religion véridique, qui gère toutes les sphères de la vie humaine, englobant le domaine religieux, les considérations morales, le développement harmonieux de la société et l’épanouissement personnel des individus, et il est du devoir de chaque être humain d’étudier cette religion afin de s’assurer de son caractère véridique, puis de la pratiquer et d’en faire un mode de vie. »

Si j’étais un professeur, je vous demanderais : quels sont les arguments avancés par l’auteur ? Quel est son postulat de départ ? Qu’a-t-il voulu démontrer ? Quels sont les religions ringardes et dépassées par les événements ? Quelle est la seule religion véridique qui gère toutes les sphères de la vie humaine, englobant le domaine religieux, les considérations morales, le développement harmonieux de la société et l’épanouissement personnel des individus ?

PS : Mais comme je ne suis pas professeur, et que je n’ai rien à vous vendre, je vous laisse faire le tri entre les vessies et les lanternes et ne vous donnerai pas la moindre piste pour trouver l’erreur. Si vous n’avez su répondre qu’à la dernière question, ne vous désespérez pas, vous êtes mûr pour devenir un vrai croyant.
Dernière information : pour ne pas faire de peine aux musulmans, je suis allé sur des sites équivalents chrétiens… la seule différence que j’ai trouvé c’est que ces derniers ne citent pas le coran mais la bible. A tel point que je me demande si ce ne sont pas les mêmes personnes qui ont fabriqué tous ces sites ?

JESUS
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Re: Moi, Jésus qui vous aime

Message  Admin le Lun 22 Fév - 19:26

Cher Jésus, j’apprécie plutôt votre chronique, mais je trouve que vous avez poussé le bouchon un peu loin en citant un texte pris, semble t-il sur internet.
Vous devriez admettre que tous les utilisateurs d’internet ne sont pas des intellectuels et que même si les arguments utilisés ne sont pas de la plus grande rigueur, ils n’ont rien d’insultant ni de répréhensible.
Je ne souhaiterais pas devoir censurer vos propos, aussi je vous serais reconnaissant d’être un peu plus respectueux à l’avenir.
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Re: Moi, Jésus qui vous aime

Message  Romain le Lun 22 Fév - 19:51

cher Admin,
Je ne comprends pas pourquoi vous reprochez à Jésus son manque de respect. Il n'a, à mon sens, manqué de respect à personne. Je trouve que le texte qu'il a reproduit (je ne crois pas qu'il l'ait inventé ou falsifié) est un bel exemple de bourrage de crâne. Si ses auteurs ont pris le risque de le mettre sur internet, c'est qu'ils acceptent implicitement de le soumettre à la critique des honnêtes gens, y compris de ceux qui ne croient pas comme eux. C'est d'ailleurs à eux qu'ils s'adressent.
La seule chose que vous pourriez condamner ou interdire serait la méchanceté ou le mensonge je ne crois pas qu'on puisse reprocher cela à Jésus.
Quiconque dit une connerie sur le net, y compris vous cher admin, doit s'attendre de trouver une réponse circonstanciée.
Il est certain que Jésus est iconoclaste, mais c'est aussi pour ça que nous l'apprécions.
A propos... Jésus, vous n'avez toujours pas répondu à la question sur la religion idéale. J'attends et ne vous lâcherai pas !
Bises Romain

Romain
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Re: Moi, Jésus qui vous aime

Message  JESUS le Dim 28 Fév - 20:47

Merci Romain, "les chiens aboient et la caravane passe". Je n'ai rien à ajouter. Quand on écrit des conneries, il faut effectivement les assumer... ou alors il n'aurait pas fallut les écrire. On peut aussi devenir plus intelligent...

Des miracles

On pourrait se demander pourquoi les miracles occupent une telle importance dans toutes les religions ? J’ai moi-même en mon temps été réputé en avoir accompli. Je crois déjà m’être exprimé sur ce sujet en avouant honteusement que je n’ai fait que quelques tours de passe-passe qui ont été exagérément qualifiés de miraculeux par des commentateurs peu scrupuleux, pour épater les crédules. Je voudrais parler ici des vrais miracles tels ceux rapportés par l’islam qui, comme chacun sait est la plus sérieuse des religions vraies puisqu’elle a été fondée par le dernier des vrais prophètes autoproclamés, mon confrère Mahomet (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui).
On ne peut être qu’admiratif de ces miracles car ils constituent dans le domaine du miraculeux, le nec plus ultra, c’est vraiment ce qu’on pourrait appeler du grand art. En voici quelques exemples édifiants :

- « Mahomet (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) prêchait debout sur souche d’arbre pour se faire mieux entendre des gens qui l’entouraient. Mais bientôt la foule devenant de plus en plus importante, et les mégaphones n’existant pas encore, il fut décidé de lui offrir une chaire beaucoup plus élevée pour que sa belle voix puisse porter la bonne parole plus loin. Lorsqu’elle fut construite, Mahomet (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) abandonna la souche d’arbre. Un de ses compagnons, Abdoullah ibn ‘Omar, a témoigné de ce qu’il a vu de ses propres yeux. Il raconte que tout à coup, les gens ont entendu la souche d’arbre pleurer ». Personne ne saurait douter d’un tel miracle, sauf qu’on ne sait pas ce qui causait les pleurs de cette souche, pleurait-elle de joie à l’idée de ne plus être piétinée par le prophète, ou bien s’agissait-il d’une souche de saule pleureur. Auquel cas le miracle serait moindre, mais l’histoire ne le dit pas.

- Si vous n’êtes pas impressionné par le miracle précédent, en voici un beaucoup plus fort. « Un jour, des Mecquois demandèrent à Mohammed de leur faire voir un miracle afin de leur prouver qu’il était réellement prophète. Alors Dieu divisa la lune en deux, puis rejoignit les deux moitiés ensemble ». Alors là, chapeau, on ne peut être qu’admiratif. Reconnaissons que Dieu a bien fait les choses, il aurait pu laissé séparés les deux morceaux de lune, ce qui aurait posé treize siècle plus tard un terrible problème à la NASA : sur quel morceau alunir ?

- Toujours pas impressionnés ? Alors en voici un autre tout aussi véridique. « Durant le long trajet à travers le désert, les gens se retrouvèrent sans eau et seul le Prophète avait encore en sa possession, dans un petit récipient, un peu d’eau avec laquelle il faisait ses ablutions. Il mit alors sa main dans le récipient et de l’eau se mit à jaillir d’entre ses doigts. Jabir ibn Abdoullah, qui fut témoin du miracle, rapporta que les mille cinq cents hommes présents eurent suffisamment d’eau pour boire et faire leurs ablutions. L’opération se renouvela à plusieurs reprises, le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a béni la nourriture soit en faisant une invocation au-dessus ou en la touchant, de sorte que toutes les personnes présentes ont pu manger à leur faim. Cela s’est produit durant des périodes où il y avait pénurie d’eau et de nourriture chez les musulmans. Ce miracle a été transmis par une chaîne de narration ininterrompue formée des personnes les plus fiables qui soient. Ces miracles ont eu lieu devant de nombreuses personnes et il serait donc déraisonnable de les nier ».

- Je vous en offre une dernière pour la route… « Dieu fit voyager Mohammed, en une seule nuit, de la Grande Mosquée de la Mecque à la Mosquée al-Aqsa, à Jérusalem. Ce voyage qui durait normalement un mois, à l’époque, pour une caravane qui devait parcourir 1230 kilomètres ». Si on compte que la nuit dure une dizaine d’heures, ça fait quand même une moyenne de plus de 120 kilomètres à l’heure, ce qui pour l’époque était pas mal du tout. Surtout que Mahomet (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) ne disposait pas d’aéronef, mis à part les tapis volant, bien sûr.

A la lumière de ces miracles on comprendra mon admiration pour Mahomet (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui)… je sais que ça commence à vous agacer un peu de voir répéter sans cesse cette formule, mais je n’y peux rien… et surtout ne me dites pas que cette formule est idiote car ce serait un manque de respect pour Mahomet (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) de prétendre que cet estimable prophète n’a, où il se trouve désormais, aucun besoin de paix et encore moins de la bénédiction d’Allah, dont il a été largement comblé dans la mesure où personne n’ignore qu’il fut l’interprète préféré de Dieu.

Mais, revenons à nos moutons : les miracles. Ceux réalisés en coopération par qui vous savez (c’est pour ne pas répéter la formule qui vous énerve…) et Dieu, sont la vérité vraie. Vous en voulez la preuve, les voici, elles convaincront les plus incrédules :
- d’abord il y a eu des témoins, on vous donne même leurs noms : Abdoullah ibn ‘Omar en a témoigné, de même que Jabir ibn Abdoullah, n’est-ce pas là une preuve suffisante ?
- on vous précise aussi que « ces miracles ont eu lieu devant de nombreuses personnes et il serait donc déraisonnable de les nier ». S’il n’y avait eu qu’un ou deux ivrognes on aurait pu mettre en doute la réalité de ces miracles. Mais de nombreuses personnes ! Ceci écarte radicalement toute hallucination, fut-elle collective. J’espère vous avoir convaincu !
- enfin et surtout « Ce miracle a été transmis par une chaîne de narration ininterrompue formée des personnes les plus fiables qui soient ». Ah les « chaîne de narration ininterrompue », ça c’est du sérieux. C’est pas comme la médiocre qualité de transmission du « téléphone arabe » avec ses messages qui se rabougrissent et s’altèrent d’un narrateur sourd à un autre stupide.

Maintenant vous vous demandez peut-être à quoi servent ces miracles : une souche qui pleure, une lune coupée en deux et recollée, ce n’est certes pas d’une utilité absolue. Par contre, arriver nourrir et abreuver mille cinq cent hommes par l’opération du Saint Esprit, ça c’est fort et sacrément économique ! Pas étonnant que qui vous savez s’est montré un chef de guerre hors du commun. Quand on assure l’intendance avec une telle facilité, surtout en période de disette, toutes les victoires sont assurées.
Mais ce n’est pas tout la vraie utilité du miracle vous est révélée un peu plus haut (je trouve que vous n’êtes pas très attentifs) on vous a en effet précisé que les « Mecquois demandèrent à Mohammed de leur faire voir un miracle afin de leur prouver qu’il était réellement prophète ». Voilà la vraie utilité du miracle : prouver qu’un prophète est un vrai prophète ! Et là, convenez que vous en avez eu pour votre argent. Qui oserait maintenant dire que Mahomet (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) n’est pas un vrai prophète, un imposteur, un obsédé de pouvoir ? Personne évidemment !

Je suis heureux de vous avoir convaincu car les gens sont si incrédules de nos jours.

JESUS
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Approche psychanalytique de la croyance

Message  JESUS le Lun 1 Mar - 18:36

Désolé : j'ai oublié, en traitant des "fous de dieu" une réflexion fort édifiante qui m'était venue, et que je vous livre ici...

Approche psychanalytique de la croyance

Il est très difficile de dire où s'arrête le normal et où commence l’anormale. Une grande question se pose néanmoins : à partir de quel moment un croyant fanatique peut-il être considéré comme un malade mental ? L'association psychiatrique américaine (APA) édite un ouvrage de référence qui donne la liste, à l'usage des professionnels de santé, mais aussi du monde paramédical, social ou de l'éducation, des symptômes visibles et mesurables des principales maladies mentales. On peut déplorer que ne figure pas dans ce référentiel le cas des « fous de Dieu », et qu'il faille le classer dans des familles de dérèglements comme la schizophrénie ou la démence. Selon le progrès des connaissances, d'une version à l'autre certains troubles disparaissent (l'homosexualité est n'est plus du tout anormale) mais d'autres apparaissent. Dans la cinquième édition prévue pour 2012, seront qualifiés les « individus à risque ». On peut espérer que les religieux fanatiques dangereux pourront être identifiés comme malades mentaux. Ce faisant, leur folie pourrait être révélée clairement aux yeux du public qui pourra enfin la repérer sur des critères objectifs. Les honnêtes gens comme vous et moi sauront alors à quoi s’en tenir, de même que leurs coreligionnaires modérés souvent fort embarrassés de certains excès. Ceux-ci auront alors moins de scrupules à stigmatiser les fous qui jettent l'opprobre sur leur religion et dont jusqu'alors, on ne savait pas se désolidariser sur des critères purement théologiques. Il y a, effet dans le monde religieux un frein à reconnaître les fous car tous ceux qui y participent sont plus ou moins confrontés à des problèmes irrationnels. Bien malin celui qui peut dire à partir de quand la foi provoque le mysticisme ou la folie ? Quand la bonne pratique religieuse devient-elle obsessionnelle ? Quand est-on frappé par la grâce ou par la démence ?

Enfin, il serait politiquement préjudiciable aux dogmes de la plupart des religions, d'admettre par exemple, que nombre de saints considérés jusqu'alors comme des modèles de religiosité étaient en fait, des malades mentaux, que certaines manifestations de ferveur son simple hystérie, où certains miracles pures absurdités. Il reste ainsi prudent de toujours briguer le recours à la raison et de le distinguer de celui de la foi qui échappe à tout examen psychologique. L'idéal serait de pouvoir attribuer à nos semblables une évaluation, par exemple sur 20.
- De 15 à 20 seraient classés les gens rationnels avec des superstitions.
- De 10 à 15 les personnes susceptibles de raisonnements à peu près rationnels, même à partir de prémices fausses et des fantasmes raisonnables.
- De 5 à 10 les individus totalement irrationnels, susceptibles de croire à n'importe quoi par ignorance ou par bêtise.
- Enfin de 0 à 5, les mêmes que précédemment mais présentant des risques avérés de dangerosité pour leur entourage.

Vous voyez, la solution est assez simple pour y voir enfin clair. Le seul problème restant à résoudre est de savoir qui mettra les notes, vu que dans certaines régions du monde les juges honnêtes donnant des notes justes, risquent de se faire promptement lapider, dans la mesure où les gens au pouvoir auraient peu de chance d’être gratifiés de notes au delà de la moyenne.

Je vous embrasse,
Jésus qui vous aime

JESUS
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Re: Moi, Jésus qui vous aime

Message  Louis le Jeu 4 Mar - 0:36

Chez Jésus, y a des sujets que tu n’as n’a fait qu’effleurer : le paradis et l’enfer. Sachant que nous devons aller, à l’un ou l’autre, pourrais-tu nous donner quelques détails crédibles afin que nous puissions choisir en connaissance de cause. Est-ce qu'on s'y amuse tant que ça? Est-ce bien fréquenté ?
Merci par avance.
Very Happy

Louis
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Ah comme je regrette la vie…

Message  JESUS le Jeu 4 Mar - 12:10

Chroniques du paradis

Je comprends, cher Louis, que vous soyez curieux de savoir ce qui se passe au paradis et en enfer. Je suis même surpris qu’il n’y ait pas plus de gens à s’intéresser à cette question qui nous concerne tous, sauf les mécréants et les athées, n’ont qu’ils ne soient mortels, mais parce qu’ils ne fondent aucun espoir ni crainte d’une vie future. Cette curiosité est parfaitement légitime pour les croyants de toutes obédiences car leurs religions sont fondées sur le principe de la récompense céleste pour ceux qui ont bien agi, et de la punition pour ceux qui se sont mal comportés. C’est prudence de chercher à s’informer, comme lorsqu’on contracte une police d’assurance : on a envie de savoir ce qui nous attend en cas d’accident.

Il m’est un peu difficile de répondre complètement à votre question car nous sommes tenus ici par une obligation de confidentialité et un règlement intérieur très stricte. En conséquence, il ne me sera pas possible de vous faire du paradis une description exhaustive. Cependant, comme dans toutes les réglementations, il y a des lacunes qui me permettront de laisser filtrer quelques informations, en ayant l’air de parler d’autre chose. A vous d’en tirer les conclusions qui s’imposent.

Comme vous le savez, ne sont admises au paradis que les âmes. Les dépouilles mortelles sont toujours abandonnées sur terre pour être recyclées. L’intérêt des âmes est qu’elles ne prennent pas de place, sinon imaginez la surpopulation qui y aurait ici, ce serait intenable. Rien qu’au XXe siècle, nous avons admis une bonne dizaine de milliards d’âmes humaines, faites le calcul sur deux cents millions d’années, sans compter les âmes des bêtes qui sont parquées ailleurs et généralement regroupées en espèces (sauf celles des animaux domestiques qui peuvent côtoyer les âmes humaines). Je regrette de ne pas pouvoir vous donner beaucoup d’informations sur les âmes animales car nous sommes assez cloisonnés et les âmes d’espèces très différentes ne communiquent pas entre elles. Voilà donc l’essentiel de ce que je peux vous révéler sur le paradis.

Mais je vois que vous froncez et le sourcil et que vous avez l'air désappointé. Trouvez-vous donc mes révélations si pauvres ? Alors faites un peu travailler votre imagination pour tirer les conclusions qui s'imposent. Puisque vous êtes si peu imaginatifs, je vais vous aider. Les âmes sont immatérielles (n'importe quel gamin de dix ans apprend ça au catéchisme) ça signifie que tout ce qui est au paradis est immatériel. C'est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne c'est que nous n'avons plus aucune souffrance, en effet, nous sommes débarrassés de la matière ! Plus besoin de corps signifie plus de maladies, de rages de dents, de rhumatismes, de cancers, de pustules, nous n’avons plus froid, chaud, faim, ni soif ; plus de vieillissement ni de décrépitude. La mauvaise nouvelle est la contrepartie de la bonne : si nous n'avons plus de corps cela signifie également que tous les plaisirs charnels nous échappent. De nos cinq sens et il ne nous reste rien que le souvenir et trop souvent le regret. Il y a aussi une autre mauvaise nouvelle, surtout pour les musulmans et leurs merveilleux paradis. Je suis au regret de leur faire savoir qu'il n'existe pas. Ce n'était qu'un attrape-nigaud. Pas plus de miel, de lait, que de vin et encore moins de houris. Comment voudriez-vous, d’ailleurs, qu'une âme immatérielle puisse jouir de ces plaisirs si totalement physiques ? La seule consolation que l'on peut avoir, c’est lorsqu’on se met à la place de ces pauvres victimes de la lubricité, ces fraiches et sensuelles créatures de rêve, éternellement vierges, obligées d'être souillées par les copulations répétées de tous les obsédés, les vicieux, ceux qui puent de la gueule et qui bavent d’excitation lubrique. Peut-on imaginer tableau plus abject de bestialité ? Heureusement, c'est la bonne nouvelle (surtout pour les houris) aucune des inepties de ce genre n’existe au paradis.

Mais alors, allez-vous me dire, si vous êtes totalement immatériels, comment faites-vous pour communiquer, pour vous reconnaître et passer le temps ? J'attendais évidemment cette question à laquelle il n’est pas aisé de répondre, non que je souhaite vous cacher quoi que ce soit, mais parce que je vais devoir user d'analogies compréhensibles, pour illustrer les processus qui régissent les relations entre les âmes. Nos interactions sont évidemment immatérielles, un peu à la manière de votre électromagnétisme, de vos ondes hertziennes et des flux de protons qui vous fournissent vos images. C'est un peu compliqué à expliquer et moi-même, qui utilise parfaitement la communication inter âmes, je n'en ai compris le principe que lorsque Albert m'en a détaillé les mécanismes subtils. Selon Albert, que vous devez connaître (c'est lui qui a dit : « Dieu ne joue pas aux dés » et qui a trouvé la formule E=MC2) chaque âme possède à la fois un identifiant qui n'est autre que ce que vous appelez l’ADN et un « panorama neuronal ». Je ne vous ferai pas l'injure de vous expliquer comment est codifié l’ADN spécifiant : qui vous êtes, votre origine ethnique et géographique, vos caractéristiques physiques, etc. Pour nous donc, l’ADN, que nous savons lire aisément, tient lieu de visage et de pièces d'identité, il nous permet une reconnaissance instantanée. Pour ce qui est du « panorama neuronal » c'est un peu plus compliqué à expliquer… vous savez que tout ce que vous avez expérimenté dans votre existence laisse une trace dans votre mémoire sous forme de connexions neuronales. Si l’on fait la photographie de cette organisation on obtient la copie totale de votre cerveau où a été inscrit tout ce que vous avez vécu, appris, aimé et même ce que vous avez cru oublier. C'est un peu ce que vous obtenez en faisant la copie conforme de votre ordinateur sur un disque dur externe, sauf qu’il s’agit de cerveaux, le principe est le même en plus complexe.

Toute âme dispose donc d'un code ADN et d'un « panorama neuronal » personnel, c'est-à-dire qu'elle peut restituer la quintessence des individus que nous avons été lorsque nous habitions nos corps. Cependant, bien qu'étant immatériels, nous conservons de nous-mêmes une apparence à la manière des hologrammes. Je crois vous en avoir dit assez sur nos relations au paradis pour que vous en ayez une idée assez précise. Mais je m’aperçois que je ne vous ai pas encore parlé d’enfer… Ce n’est pas pour éluder votre question, mais simplement parce qu’il n’existe pas. Le seul enfer qui se puisse concevoir est celui que les humains se créent eux-mêmes. Je n’ai rien ici à vous apprendre, il suffit que vous regardiez autour de vous pour déceler la cruauté, la cupidité, la bêtise et l’ignorance. Si l’enfer n’existe pas, évidemment le diable non plus. C’est évidemment dommage car c’était une invention pratique pour faire oublier bien des turpitudes du « Bon Dieu ». Il y avait, en effet, d’un côté le bien et de l’autre le mal. Tout était simple et bien balisé. La réalité apparaît bien plus complexe, il ne suffit plus seulement d’obéir à des injonctions bien tranchées, il faut maintenant réfléchir. Il n’y a pas d’autre moyen pour démasquer ceux qui, prétendant au bien, sous couvert de religion et de vertu, ne sont que des persécuteurs, des tortionnaires qui jubilent de voir verser le sang de ceux qui ont l’impudence de ne pas adhérer à leurs croyances. Le pape lui-même qui s'y connaît en impostures, a récemment déclaré que le diable, comme familièrement représenté, n'existait plus, mais qu'il subsistait quand même, en tant que principe destiné à préserver les croyants du mal. Voilà une prise de position qui a le mérite d'être claire. Hélas, le saint père toujours prudent, se garde bien de tirer les conclusions logiques qu’imposerait cette disparition. Je crois également qu’on ne parle plus de purgatoire ni de limbes, ces antichambres du paradis devenus obsolètes. Reconnaissons ici à notre Sainte mère l'église une saine capacité à s'adapter aux circonstances du temps, en application de sa belle formule : « l'erreur est humaine, persévérer est diabolique ». De là à dire que toutes les religions qui persistent dans l'erreur sont diaboliques, il n'y a qu'un pas que je ne saurais franchir.

Je pourrais vous donner encore beaucoup d'autres informations sur les âmes, par exemple leur durée de vie. Comme les concessions à perpétuité des cimetières qui ne dure que quatre vingt dix neuf ans, les âmes sont retirées de la circulation, toute immortelle qu'elles sont. Quand et selon quels critères, nul ne sait. Moi qui suis là depuis vingt siècles, je commence parfois à trouver le temps long. Heureusement que, pour passer le temps, je me tiens au courant des derniers potins, des inventions et des catastrophes, grâce aux petits nouveaux qui nous rejoignent sans cesse. Heureusement aussi, j’ai maintenant Internet… à ce sujet, je ne peux rien vous dire car notre mode de connexion est quelque peu frauduleux. Nous n’avons, en principe nul droit d'interférer avec les humains, de quelque manière que ce soit. Je suis bien conscient que si je me fais prendre, je serais éliminé. Ceci m’est d'ailleurs parfaitement indifférent car je commence à me lasser sérieusement du paradis et de l’immortalité. Je me dis même souvent que si les âmes n'existaient pas, ce ne serait pas plus mal, ça éviterait aux gens pas mal de désillusions. Je me demande même si l'espoir d'une vie future possible, aussi hypothétique soit-elle, ne fait pas faire aux humains d'énormes bêtises. La première est à l'évidence de ne pas vivre avec volupté chaque jour qui nous est donné. Mais aussi de ne pas être émerveillé par la douceur, l'amour et la beauté.

Ceux qui pensaient pouvoir vivre au paradis une autre vie supplémentaire en seront pour leurs frais. S'ils ont gaspillé le peu de temps qui leur était imparti sur terre : ils auront tout raté. Que pouvaient espérer, ces innocents ? Jouir éternellement, revivre dans l'au-delà, se rattraper plus tard, quelle folie ! Quelle courte vue, quelle inconséquence terrible ! Et tout ça pour un paradis si immatériel, si incertain et si aléatoire qu'il serait presque plus raisonnable de dire qu'il n'existe pas, mais… si je dis ça à vos semblables, me croiront-ils seulement ou n'inventeront-ils pas une autre fable ?

Ah comme je regrette la douceur du soir en Galilée, la consolation d'une mère, le sourire des enfants, le regard d'une femme aimante, la chair sucrée de la figue que l’on cueille sur l'arbre et surtout, la fraîcheur de l'eau pour étancher ma soif éternelle ! Ah comme je regrette la vie… Sad

JESUS
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Re: Moi, Jésus qui vous aime

Message  JEN le Ven 5 Mar - 19:43

Plusieurs rubriques ne m'avaient pas convaincu, mais là je dois avouer que je suis surpris, ça devient du grand art. Je me demande où vous allez chercher tout ça ? Je suis impatient de connaitre la suite et de voir jusqu'où vous pourrez aller. J'admire votre optimisme et votre envie de réformer le monde.
Que pensez-vous de la bêtise, est-elle inhérente à la nature humaine ou est-ce une maladie qu'on peut faire reculer ?
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Re: Moi, Jésus qui vous aime

Message  JESUS le Ven 5 Mar - 21:53

Merci de vos éloges, ça fait toujours plaisir. Sachez aussi que ce que j’aime le plus ce sont les critiques, surtout les méchantes, les vicieuses… elles me motivent et me donnent envie de répondre et de rebondir.
J’ai précisément un texte sur la bêtise, je le bricole et vous l’envoie, vous jugerez vous même si la maladie est incurable ou si l’on peut encore espérer de l’humanité.
N’oubliez pas :
« L’homme est comme Dieu l’a fait, quelque fois pire »

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La parabole des mouches

Message  JESUS le Lun 8 Mar - 18:28

La parabole des mouches

Les exégètes, les sacralisateurs et autres docteurs de la foi sont des gens redoutables. Avec trois fois rien, ils vous font une religion. Donnez leur, par exemple, un prophète quelconque, qui dise n'importe quoi mais en prétendant avoir été contacté par Dieu. Quel genre de contacts ? N'importe lequel, ce peut être un songe, le clin d'œil du bon Dieu depuis les nuages, une apparition dans le désert, ou l'ange Gabriel en personne (J'avoue avoir un faible pour l'ange Gabriel car ce messager de Dieu est toujours là quand on a besoin de lui). Dans les grandes occasions, par exemple pour Joseph et Marie où pour Mahomet, c'est toujours lui qui a été mis à contribution.

Mais, trêve de digression, car si on commence à parler des anges (ces auxiliaires ailés autant que… zélés), la discussion risque d'être interminable. Il faudra, en effet, parler du rapport qu'ils entretiennent avec Dieu, et la hiérarchie qui les organise. Malheureusement, le commun des mortels qui n'a aucune connaissance sérieuse des anges, pas plus que de Dieu d'ailleurs. Ce qui revient à extrapoler sur les rapports entre ce qu’on ne connait pas et ce qu'on ignore. « Quand même, Jésus, me dira-t-on, tu exagères. On sait quand même un peu comme ils sont faits, les anges : ils ont des ailes avec des plumes, non ? ». Admettons pour les anges, mais pour Dieu… qui l'a vraiment vu ? Qui a discuté avec lui pour connaître ses intentions concernant les humains et les autres animaux de la création ? Qu’il s'intéresse aux humains serait normal, puisqu'il les a fait à son image, comme chacun sait. Mais aux animaux ? Apparemment il s'en contrefiche, dans la genèse, il les expédie d’ailleurs en deux lignes, alors pourquoi voudriez-vous que nous perdions notre temps à en parler, si Dieu lui-même n'a pas jugé utile de s'étendre davantage sur leur sujet ?

Voilà bien un discours d’exégète, de sacralisateur et autre docteur de la foi ! Non seulement vous faites parler Dieu, ce qui est déjà hardi, mais le comble, c’est que vous interprétez même ce qu'il n'a pas jugé utile de dire ! Votre outrecuidance n'a pas de bornes, alors laissez-moi vous ramener à la réalité de ce qui compose la nature :
Premièrement : Dieu a créé des centaines de milliers d'espèces animales d'une complexité infinie parfaitement adaptées aux écosystèmes les plus variés. Ajoutez-y les bactéries, les virus et autres fantaisies de la nature, sans même parler des plantes, ça fait du monde. Et vous n’êtes pas curieux de savoir pourquoi tout ceci a été évacué en deux lignes dans la bible ? Accessoirement vous ne vous interrogez pas plus sur la manière dont ce brave Noé (il y a encore des illuminés qui cherche son arche… si c’est vrai !) a pu réussir à les rassembler sans en oublier, ni qu’ils se bouffent entre eux, et tout ceci avec la réserve de nourriture nécessaire pour alimenter toute cette immense ménagerie ?
Deuxièmement : il semble que Dieu n'ait pas réussi toute cette création multiple et diverse du premier coup. La perfection divine semble bien aléatoire quand on constate que le nombre d'espèces plus ou moins ratées qui ont disparues.
Troisièmement : j'admets volontiers que le Tout-Puissant, voyant qu'il se trompait sur certaines de ses créations ait pu les faire évoluer, dotant celles-ci, progressivement, en quelques milliards d'années, celle-ci de pattes, d’ailes ou de plumes et celle-là de poils.

S'agissant de l'homme, il l’a aussi énormément fait évoluer dès il a imaginé la bipédie et qu'il lui a pris la fantaisie de faire grossir son cerveau. Et puisque nous parlons du cerveau humain, savez-vous chers exégètes qu’il y a dans celui-ci (même dans le vôtre, ce qui est étonnant) plus de neurones que d'étoile dans l'univers ? Peut-être a-t-on depuis donné à l'Eternel quelques regrets de nous avoir fait un cerveau si performant qu’il nous permet désormais de questionner l'univers, de l'infiniment petit à l'infiniment grand et même de se mettre à imaginer Dieu lui-même, et de se poser de grandes questions. L’une d’elles est la suivante : l'invention hallucinante du monde vivant dans son infinie diversité n’est-elle pas son œuvre essentielle ? L’humain n’en est-il pas qu’une partie infime et négligeable ?
- alors, chers docteurs de la loi, n'y aurait-il pas ici l'indice d'une tromperie, d'un mensonge ou pour le moins d'une erreur ?
- impossible, Allah est infaillible ! Clama le musulman vexé.
- Dieu est certainement infaillible, mais les hommes qui ont l'outrecuidance de l'interpréter, le sont-ils aussi ?
- Mahomet (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) n'a pas interprété la parole de Dieu, il l'a fidèlement transcrite.
- votre prophète n'est pourtant qu'un homme…
- oui mais Allah l’a désigné, c'est incontestable, personne ne peut remettre en cause sa parole, c'est la vérité vraie, la parole divine !
- peut-être, votre cher prophète a-t-il seulement commis des erreurs de transcription de bonne foi, ce qui serait excusable car certains concepts divins auraient pu lui échapper partiellement ?
- Mahomet (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui), avait l'assistance de l'ange Gabriel.
- effectivement… l’Ange Gabriel, c'est assurément une garantie de sérieux !
- personne n'a le droit de mettre en doute la parole de Dieu, ni de son prophète. Chez nous c'est une interdiction absolue !
- chez vous peut-être, cher docteur de la foi, mais moi Jésus de Nazareth, personne ne peut m'empêcher de poser les questions que je veux, et je me fiche de vos interdictions.
- vos questions sont des blasphèmes, vous méritez d'être punis, un bon musulman ne pose pas de questions, il respecte les dires du prophète, il se contente de croire.
- mais, je ne suis pas un bon musulman, moi je suis juif !
- Jésus, vous êtes juifs, depuis quand ? Je vous croyais chrétien ! De toute façon, vous êtes un infidèle, un incroyant, un blasphémateur.

Alors le docte personnage, qui avait la tête pleine de sourates, voulut me montrer qu'il était prévu dans le Coran que j'avais tort. À tous mes arguments, il opposa obstinément un verset du livre saint. Cet érudit était un fou savant de la plus dangereuse espèce : il tenait tout ce qui était écrit dans le Coran pour « parole d'évangile ». Je lui demandais alors s’il connaissait par cœur l’intégralité du coran et des hadiths ? Il me répondit que c’était là une œuvre impossible à un simple mortel, même s’il consacrait sa vie entière à chercher la vérité dans le coran. Je lui demandais alors s’il approuvait cette jolie parabole du coran : « il est plus difficile d’attraper la vérité que de sodomiser les mouches ». Il me répondit : « Bien que la sodomie soit chez nous un péché mortel, le fait de son impossibilité relativement aux mouches, permet de valider le fait que la chose soit d’autant plus délicate. En conséquence, je ne puis que l’approuver, ce que de toute manière j’aurais fait, puisque les écritures sont sacrées et hors de toute critique ».

Je laissais là ce docteur de la foi et sa prédilection obsessionnelle pour le coran. Je ne perdis pas mon temps à lui expliquer que son prophète n’est pas plus fiable que celui les autres et que ses révélations, n’ont de divin que ce que l’intéressé en a prétendu. C'est alors que l'exégète voulu venir au secours du docteur de la foi. Il dit : « vous êtes bien aveugle de ne pas voir la main de Dieu dans les saintes écritures et je vais vous en administrer la preuve ». Il me compta alors une histoire pleine de miracles destinés à prouver je ne sais plus trop quoi. Je lui répondis du tac au tac que nous avions la même chose dans la bible, mais que chez nous, la main de Dieu est encore plus visible. Je lui relatais alors l’histoire très connue de Vincent et de son âne, qui se termine ainsi : « Vincent mit l’âne dans un pré et il s'en vint dans l'autre ». Comme il ne voyais pas la main de Dieu, je lui expliquai : « le Tout-Puissant s'est exprimé ici dans un langage chiffré, voyez-vous même : 20, 100, 1000 ânes dans le pré et 120 dans l’autre, n’est-ce pas limpide ? » Pour faire plaisir à l’exégète, je convins que Dieu avait ici la main un peu plus lourde et maladroite que dans le coran, puisque, si on remplace les ânes par de chèvres, ça ne marche plus !

Je mis donc fin à cette vaine discussion car je sais l'expérience qu'il est inutile de discuter avec les obstinés qui ont la foi. En effet, même quand elle semble utiliser les voies de la logique, la foi finit toujours par subjuguer la raison. Je me retirais discrètement car, quand ils sont à court d'arguments, ces gens-là se débrouillent toujours, si on les laisse faire, par trouver une excellente raison pour vous persécuter.

JESUS
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Re: Moi, Jésus qui vous aime

Message  Marc le Lun 8 Mar - 20:52

Vous exagérez à toujours ridiculiser les musulmans, pourquoi ne pas s’en prendre aussi aux autres religions ?

Marc
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Re: Moi, Jésus qui vous aime

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